BFMTV

NKM se paye Sarkozy après son abandon du "ni PS, ni FN"

La candidate à la primaire de la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 25 octobre 2016.

La candidate à la primaire de la droite, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 25 octobre 2016. - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Pour la première fois, Nicolas Sarkozy s'est dit prêt jeudi matin sur BFMTV et RMC à abandonner le "ni-ni", ni Front national, ni Parti socialiste, et serait prêt à voter François Hollande pour faire barrage à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'est toujours opposée à cette stratégie du "ni-ni" , n'a pas manqué de réagir.

Elle avait été évincée de la direction de Les Républicains pour ne pas avoir défendu la stratégie du "ni FN, ni PS" prônée par Nicolas Sarkozy lors des derniers rendez-vous électoraux. Nathalie Kosciuscko-Morizet tient maintenant sa revanche.

Ce jeudi matin, Nicolas Sarkozy a laissé entendre sur BFMTV et RMC qu'il était prêt à voter pour François Hollande pour contrer le FN, en cas d'un second tour qui opposerait le président sortant à Marine Le Pen. Nathalie Kosciuscko-Morizet a réagi jeudi midi sur Twitter:

L’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, l’a reconnu du bout des lèvres, il serait prêt à voter François Hollande pour contrer le FN au second tour de la présidentielle. "Je n’ai jamais voté pour le Front national, je n’ai pas l’intention de le faire. C’est clair". "Donc vous voteriez pour François Hollande ?" insiste Jean-Jacques Bourdin. "Pas de gaieté de cœur", répond Nicolas Sarkozy, les lèvres pincées.

C’est la première fois que l’ancien Président prend cette position, en cas de duel avec le Front national. Jusqu’ici, c’était la méthode du "ni-ni" qui prévalait: pas de consigne de vote pour le Front national, ni pour le Parti socialiste.

Nicolas Sarkozy avait maintes fois répété cette consigne de vote lors des élections départementales en mars et des élections régionales en décembre 2015.

"Nous ne voterons ni pour le Front national ni pour ceux qui font monter le Front national", expliquait-il, promettant de "mettre dehors" ceux qui ne respectaient les consignes.

Consigne à laquelle s’était opposée Nathalie Kosciusko-Morizet, alors vice-présidente du parti Les Républicains, lors des élections régionales: "Si les électeurs avaient appliqué le ni-ni, nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région Paca auraient été battus", avait-elle lancé le 13 décembre 2015. 

Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains avait alors décidé d’écarter NKM de la direction du parti.
Marine Henriot