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Ni "constructif", ni "wauquieziste", Gérard Larcher penche pour Pécresse

Gérard Larcher

Gérard Larcher - Capture BFMTV

Le président du Sénat Gérard Larcher se place implicitement dans les pas de la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse.

C'est avec une prudence toute sénatoriale que le président de la chambre haute Gérard Larcher, invité ce jeudi de BFMTV, aborde le sujet de sa famille politique, Les Républicains. Alors que l'exclusion des ministres macronistes et députés constructifs semble désormais inéluctable, celui qui est parvenu à éviter une scission du groupe LR au palais du Luxembourg s'inscrit dans les pas de Valérie Pécresse.

Aux yeux du président du Sénat, la situation des LR "macrono-compatibles", sous le coup d'un ultimatum de huit jours avant exclusion, est limpide: 

"Nos amis sont en train de construire une autre formation politique. (...) Au fond, je considère que dans les faits, ils ont déjà quitté leur formation politique. Je respecte leur choix, mais je fais le constat qu’on ne peut pas être dedans et dehors."

Un signe envers Valérie Pécresse

Pour autant, Gérard Larcher n'apporte pas son soutien à Laurent Wauquiez, dont la ligne droitière ne semble pas lui convenir. Sibyllin, il déclare seulement: "Moi je suis un gaulliste social. C’est vrai que je ne me retrouve pas toujours dans les propos de quelques-uns des membres des Républicains". Et d'ajouter qu'il ne prendrait positon "qu'après le débat" interne au parti.

Sans déclarer son allégeance, Gérard Larcher, déjà présent au lancement du mouvement de Valérie Pécresse, "Libres", masque à peine sa préférence. "Libre c’est un mot qui me va bien. Je suis un président libre dans un Sénat libre, et je suis un républicain libre". Attentiste, la présidente de la région Île-de-France a choisi de ne pas descendre dans l'arène pour affronter Laurent Wauquiez. Une stratégie d'attente qui semble convenir au sénateur.

Louis Nadau