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"Ni Macron, ni Buisson": avec Libres!, Pécresse se veut au centre de la droite

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse - Capture BFMTV

Valérie Pécresse lance son mouvement afin de "peser sur la ligne politique" de la droite.

Ce n'est pas un parti, ni un think tank, c'est un mouvement: avec Libres !, lancé ce dimanche à Argenteuil, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse tente de faire entendre sa voix chez Les Républicains, sans pour autant prendre le risque d'être battue par Laurent Wauquiez, favori pour prendre la tête du mouvement en décembre prochain.

"Ni ni"

Assurant vouloir se consacrer à son exécutif local, Valérie Pécresse a cependant expliqué sa démarche nationale dans notre émission Et en même temps

"Je prends mes responsabilités: je veux peser sur la ligne de ma famille politique. Je ne veux pas que la droite se divise, qu’elle se scinde. Je ne veux pas qu’elle cède, ni à la tentation Macron, ni à la tentation Buisson. Pas recroquevillée sur une droite dure, pas non plus en marche", a-t-elle déclaré.

"Si on veut gagner, on ne peut pas se rétrécir à un noyau dur. Il faut s’élargir", affirme Valérie Pécresse, reprenant à la fois le principe fondateur de l'UMP, et la doctrine de Nicolas Sarkozy (qui avait, au contraire de Valérie Pécresse, tenté d'élargir sa base politique sur sa droite).

"La droite de demain, elle ne doit pas être avec le même logiciel que la droite d’hier. On va pas faire la politique du disque rayé", affirme Valérie Pécresse, répétant les "éléments de langage" de son discours de l'après-midi. "On ne va pas faire la rediffusion de la saison 3 ‘d’à droite toute’."

Société civile

Inspirée par le succès d'En Marche, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy compte ménager une place particulière à la société civile dans sa famille politique. Elle explique la forme ouverte retenue pour Libres!:

"J’ai fait le constat que dans les 10 dernières années, les seuls endroits d’où étaient parties des idées neuves, ce n’était pas des partis politiques traditionnels, c’était des mouvements. (...) Pourquoi ? Parce que la société civile n’aime plus les partis politiques. La société civile a peur de ces partis. Or, comment inventer des idées neuves si on n’invite pas la société civile au dialogue ?"

Valérie Pécresse, surfe ainsi sur le thème à la mode de la société civile, mais la patronne de l'Île-de-France, qui dit ne pas vouloir de "guerre des chefs", s'est tout de même assurée de ses bases dans le "vieux monde": 250 élus LR étaient présents lors du lancement de son mouvement ce dimanche après-midi. 
Louis Nadau