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Marine Le Pen sur la liste du RN pour les européennes

Marine Le Pen le 23 septembre 2018 à Mantes-la-Ville.

Marine Le Pen le 23 septembre 2018 à Mantes-la-Ville. - Lucas BARIOULET / AFP

INFO BFMTV - Le parti prévoit une campagne longue, de quatre mois, avec un budget restreint. Marine Le Pen aurait déjà choisi sa tête de liste et sera bien présente sur cette liste.

A six mois du scrutin des européennes, la stratégie choisie par le Rassemblement national (ex-Front national) se précise. D'après nos informations, Marine Le Pen figurera sur la liste du parti, en dernière position. Son nom apparaîtra même sur le bulletin que les électeurs placeront dans l'urne.

Une décision symbolique pour la députée, qui semble avoir ainsi choisi de faire campagne sur son nom, et prévoit de monter en première ligne lors des meetings. A cette position sur la liste, Marine Le Pen n'a aucune chance d'être élue au Parlement européen mais pourra pleinement s'associer à la campagne. "Ce sera une campagne nationale, de partis", résume un proche de Marine Le Pen résumant son analyse. 

Pour le Rassemblement national, le scrutin du mois de mai représente un enjeu majeur. En 2014, le parti était sorti des européennes comme la première force politique du pays, avec 24,86% des voix. Pour faire un aussi bon résultat, alors que les récents sondages le placent en tête au coude-à-coude avec La République en marche, mais aussi pour s'imposer comme principale force d'opposition, il doit frapper fort.

Une campagne longue au budget restreint

C'est donc une longue campagne qui s'annonce et démarrera le 12 janvier. Au total, trente meetings sont prévus, à raison d'un par semaine et un dimanche sur deux. Dans le détail, on mise sur la même stratégie de campagne que pour la présidentielle de 2017: quatre mois de campagne dans les petites communes et les villes de taille moyenne. En privilégiant des petites salles, plus faciles à remplir et surtout moins chères, alors que le parti est toujours embourbé dans les difficultés financières. La campagne sera longue, mais son budget restreint.

Reste à régler la question primordiale de la tête de liste. Sur BFMTV ce mardi 20 novembre, Louis Aliot, le député des Pyrénées-Orientales et compagnon de Marine Le Pen, a fait savoir qu'il ne prendrait pas cette fonction, alors que son nom revenait avec insistance. Alors que ce choix se révèle être un casse-tête pour de nombreux partis, la présidente du RN a fait savoir fin septembre qu'elle était favorable à une tête de liste estampillée RN, pour une liste de "rassemblement". Son père, Jean-Marie Le Pen, a proposé ses services le 18 octobre dans son célèbre Journal de bord, suggérant de figurer sur la liste et de confier la tête à Bruno Gollnisch. "Non", a répondu Marine Le Pen le 26 sur Europe 1. "J'ai une belle constance, on peut considérer ça comme un défaut, comme une qualité: j'ai dit que je ne referai pas de politique avec Jean-Marie Le Pen", a-t-elle expliqué.

Jordan Bardella tête de liste?

Si l'eurodéputé Nicolas Bay a été pressenti pour prendre la tête de la liste, le nom de Jordan Bardella, 23 ans, chef de file de Génération nation (anciennement FNJ, Front national de la jeunesse), circule également, comme l'a rapporté l'Obs. Contacté par BFMTV, celui-ci répond qu'il s'agit d'une "rumeur", et que "rien n'est tranché". "Marine Le Pen a dit qu'elle avait fait son choix. Maintenant, elle le soumettra dans les prochains jours au Bureau exécutif. Moi je n'ai pas déposé de demande de candidature", précise le jeune homme, qui est aussi porte-parole du RN. D'après un membre de longue date du parti, le nom de Jordan Bardella a bien été cité.

Charlie Vandekerkhove, avec Agathe Lambret et Camille Langlade