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Macron: "Je n'ai jamais pensé que la Guyane était une île"

Emmanuel Macron a enregistré, et diffusé sur Twitter, un message pour évoquer la crise guyanaise ce lundi soir. Il en a profité pour revenir sur ses propos tenus à la Réunion ce week-end où il avait paru considérer la Guyane comme une île.

Alors qu'un mouvement social bouleverse en ce moment le quotidien de la Guyane sur fond de détresse économique dans le département, Emmanuel Macron a voulu évoquer dans une vidéo ce lundi soir la crise et les moyens d'en sortir. Ou plutôt, il a tenu à évoquer à nouveau l'actualité de cette enclave française en Amérique latine puisque dans le courant du week-end, pendant un déplacement à La Réunion, il avait déjà appelé au calme et à mettre fin au blocage de "l'île". Dans ce message vidéo publié ce lundi soir sur Twitter, le candidat à la présidentielle a employé les premiers instants de sa communication à nier avoir commis une bévue:

"Bien sûr, je n’ai jamais pensé que la Guyane était une île même si c’est aujourd’hui l’île de Cayenne qui est largement bloquée, même si, entre l’océan et la forêt amazonienne, il y a parfois beaucoup d’une île dans votre réalité. Non, je sais que le territoire de la Guyane est bien ancré dans ce continent. Il est bien ancré dans cette terre sud-américaine et je sais où vous êtes."

Emmanuel Macron liste les priorités

Mais Emmanuel Macron était surtout désireux d'affirmer sa solidarité avec la Guyane: "J’entends la colère aujourd’hui des Guyanaises et des Guyanais. J’entends leur colère qui fait suite à de nombreuses attentes." Il a ensuite développé les solutions à même, selon lui, d'améliorer les conditions de vie des Guyanais. La première mesure d'urgence qu'il a préconisé concernait la sécurité: "Il est nécessaire de renforcer aujourd’hui la sécurité, avec un nouveau peloton, avec une présence 24h sur 24 de la police aux frontières."

Ensuite, le fondateur d' "En marche!" a évoqué le tissu économique local: "La deuxième mesure d’urgence, c’est la relance économique. Je sais les difficultés, dans les bâtiments et travaux publics, je sais les attentes de l’artisanat et de nombreux secteurs." Enfin, le candidat a abordé le sujet de la santé: "Je sais là aussi la crise de l’hôpital, je sais combien des réponses concrètes sont attendues."

R.V.