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UMP: les Fillonistes ont le blues

François Fillon a envoyé ses lieutenants relayer son mécontentement après le "show Sarkozy" de lundi dernier, lors du Bureau politique de l'UMP.

François Fillon a envoyé ses lieutenants relayer son mécontentement après le "show Sarkozy" de lundi dernier, lors du Bureau politique de l'UMP. - -

48 heures après le bureau politique exceptionnel de l’UMP auquel a pris part Nicolas Sarkozy, les partisans de François Fillon laissent éclater leur colère.

Deux jours après le "non-retour" de Nicolas Sarkozy à l’UMP, les Fillonistes contemplent avec amertume le tourbillon médiatique provoqué par l'ancien président. Car ils doivent bien constater qu’il n’y en a eu que pour Nicolas Sarkozy, et fort peu pour son ancien Premier ministre.

Mais plutôt que répliquer directement, François Fillon, qui a prévu de s’exprimer jeudi lors d’une réunion publique à la Grande Motte, a préféré faire fuiter ses impressions par l'entremise de ses lieutenants. Qui se sont empressés de s’exécuter dans la presse.

Ainsi, mardi, au lendemain du bureau politique de l’UMP, François Fillon était "furibard", a confié un proche à Francetvinfo. "On devait parler des finances de l’UMP, on est resté sur notre faim! Sarko a foiré sa campagne, planté les finances du parti et il vient nous donner des leçons, c’est choquant!" 

Objectif 2017

Même son de cloche dans Le Parisien. Cette fois, c’est Jérôme Chartier, le porte-parole de François Fillon, qui s’exprime: "On était censés parler de la crise financière à l’UMP, évoquer des solutions. Mais on n’a rien vu. Nicolas Sarkozy y a fait allusion pendant 40 secondes… Puis il a fait 40 minutes de discours politique", se désole Chartier. 

Pourtant, rappelle Le Parisien, les Fillonistes ont hésité jusqu’à la dernière minute à se rendre à la grand-messe de la rue de Vaugirard. Mais il s’agissait de se montrer "unis" face aux problèmes financiers de l'UMP. Ce qui n'a pas empêché les voisins de François Fillon de raconter qu’à la fin du discours de Nicolas Sarkozy, l’ex-Premier ministre, visiblement très agacé, aurait demandé: "le catéchisme est terminé?"

Malgré l’amertume et la colère, pas question de perdre de vue l’objectif principal: 2017. Dépéché sur LCI, le député Eric Ciotti l’a rappelé: "rien n’entravera la détermination de François Fillon. Il a très clairement fixé le cap. Ce cap c'est 2017 et je crois qu'il est important que d'ores et déjà, on regarde vers cet objectif".

A. K.