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Primaire UMP: s'il est candidat, Sarkozy devra quitter la présidence du parti

Nicolas Sarkozy, le 9 avril 2015

Nicolas Sarkozy, le 9 avril 2015 - Kenzo Tribouillard - AFP

Les candidatures à la primaire UMP en vue de l'élection présidentielle de 2017 devront être déposées au plus tard le 9 septembre 2016, selon les nouveaux statuts du parti.

Nicolas Sarkozy devra démissionner de la présidence de l'UMP avant le 21 septembre 2016 s'il est candidat à la primaire de son parti. C'est la date à laquelle la liste des candidats à la pré-présidentielle de sa famille politique sera rendue publique, a-t-on appris ce mardi auprès de ce parti.

La Commission des nouveaux statuts de l'UMP, de nouveau réunie mardi sous la conduite de sa présidente Nathalie Kosciusko-Morizet, se réunira à nouveau le 5 mai - ce devrait être la dernière fois avant le congrès du 30 mai - pour apporter les dernières touches à ces statuts.

Deux "périodes d'intérim" à prévoir

Le congrès se tiendra à la Grande Halle de la Villette à Paris. L'UMP prendra ce jour-là un nouveau nom, Les Républicains, selon des sources concordantes à l'UMP.

Tout membre de la direction de l'UMP se déclarant candidat à la primaire en vue de 2017 - le 9 septembre 2016 au plus tard - devra démissionner, ouvrant "deux périodes d'interim", a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion de la commission. 

La première est celle de la primaire, du début de la campagne à l'élection du candidat. "Le parti sera alors dirigé soit par un collectif, soit par plusieurs personnalités suivant un ordre établi à l'avance", a affirmé NKM. Le deuxième interim se déroulera de l'élection du candidat aux législatives suivantes, en juin 2017. "A l'unanimité, la Commission a décidé que le candidat élu prendrait la main sur le parti. Il pourra le diriger lui-même ou désigner un collège" pour assurer cette tâche, selon NKM.

Changements dans le Bureau politique

Autre innovation de la commission des statuts: la composition du Bureau politique, qui passera d'une soixantaine de membres à environ 80 membres. Une partie d'entre eux sera élue par le congrès, au scrutin proportionnel et sur des listes paritaires (listes "chabada", un homme, une femme...). 

Les autres sont membres de droit (ancien présidents de la République et du parti, anciens Premiers ministres, présidents de l'Assemblée et du Sénat en activité etc), représentants des jeunes Républicains, des fédérations professionnelles, auxquels s'adjoindra un collège d'élus non parlementaires.

Innovation majeure, la commission a également décidé que les présidents de fédérations (ex présidents des comités départementaux) seraient élus au suffrage universel des adhérents. En revanche, les secrétaires départementaux devraient être nommés directement par le président du parti. Ce dernier point toutefois fait débat et devrait être soumis à la réunion du 5 mai. Enfin, la commission doit encore décider de la date des élections internes dans le parti: avant ou après l'été prochain.

Pour l'instant, sont officiellement candidats à la primaire François Fillon, Alain Juppé, Xavier Bertrand et Christian Estrosi. Bruno Le Maire dira "début 2016" s'il présente sa candidature. Nicolas Sarkozy devrait annoncer la sienne par la suite, selon toute probabilité. 

A. D. avec AFP