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Pour Eric Ciotti, "on a laissé passer trop de choses" face à la "montée des communautarismes" 

Invité de BFMTV et RMC, le député LR des Alpes-Maritimes a dénoncé la multiplication des "revendications territoriales et vestimentaires" au sein de la communauté musulmane.

Haro sur le "politiquement correct". En première ligne de l'offensive de la droite contre l'exécutif depuis l'attaque de la préfecture de police de Paris, le député Les Républicains Éric Ciotti exprime son inquiétude vis-à-vis de la "montée des communautarismes". Une montée qui a pu mener, en bout de course d'après l'intéressé, à l'islamisme radical

"Je crois qu'aujourd'hui, il faut installer plus fortement un principe de précaution", a-t-il déclaré sur BFMTV et RMC ce jeudi, avant de développer:

"On a été trop naïf, on a laissé passer trop de choses, en disant (qu'il ne) faut pas créer de tensions. On a baissé le regard, on a baissé les yeux. On voit que la montée du communautarisme, que traduisent souvent ces 'signaux faibles', commence à irriguer notre société. Il faut arrêter ça."

"On s'accommode de petits écarts"

Des signaux faibles face auxquels il est nécessaire, selon l'élu LR, de permettre à la République de "regagner du terrain". Et Éric Ciotti de saluer, dans la foulée, le discours d'Emmanuel Macron sur "l'hydre islamiste", tout en espérant que cette parole "soit suivie d'actes". Il faut par ailleurs, poursuit-il, sortir "du déni de l'islamisme".

"On est aujourd'hui un peu enfermés dans une sorte de politiquement correct, où on s'accommode de petits écarts par rapport aux valeurs de la République. Mais les petits écarts (...) conduisent aux immenses fractures."

Avec le voile, "jusqu'où on va?"

Face à ce défi, le député des Alpes-Maritimes appelle à "reposer le principe de laïcité dans les services publics, partout". D'après Éric Ciotti, le port du voile est au nombre des signaux faibles à surveiller:

"Ça exprime le fait que des règles religieuses sont supérieures aux lois de la République. (...) Cette situation, elle ne se passait pas il y a quelques années. Ça veut dire que derrière tout ça, il y a des pressions, il y a des associations, qui poussent, il y a des collectifs qui veulent défier la République. Il ne faut pas laisser passer ça."

Face à la "banalisation" de ces phénomènes, l'ex-sarkozyste estime que la République et les institutions perdent du terrain. 

"Une maman voilée, ce n'est pas grave. Mais après il y a quoi derrière? Jusqu'où on va? La limite, c'est la République, et aujourd'hui, on a trop franchi les limites."
Jules Pecnard