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Municipales à Paris: le casse-tête d'une primaire UMP

Les municipales à Paris s'annoncent compliqués pour l'UMP.

Les municipales à Paris s'annoncent compliqués pour l'UMP. - -

Ce n’est pas vraiment dans la culture du parti mais le principe d'une primaire pour les municipales à Paris a fini par s'imposer à l'UMP. Les modalités sont cependant loin d’être réglées.

C’est une campagne qui pourrait coûter cher à un parti encore marqué par le désastre de l’élection interne du mois de novembre. Pourtant, le principe d’une primaire à l’UMP pour les municipales de 2014 à Paris semble désormais acté.

Même Jean-François Copé s’y montre désormais favorable. Le patron du parti a pourtant tout fait pour décourager Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel de se présenter contre Nathalie Kosicusko-Morizet. Mais les deux élus parisiens ainsi que le filloniste Jean-François Legaret n’ont pour l’heure pas renoncé.

Quant à NKM, grandissime favorite, elle compte bien se servir de cette séquence comme d’une rampe de lancement pour sa campagne.

"La légitimité aujourd’hui ne peut plus procéder seulement d’un parti politique ou pire encore d’un sortant qui choisit son héritier ou héritière", a déclaré NKM, critiquant implicitement la candidature d'Anne Hidalgo.

"La légitimité doit venir des électeurs eux-mêmes. Que ce soit en l’occurrence les Parisiennes et les Parisiens qui puissent choisir le candidat de l’alternance, c’est vraiment une bonne chose", a estimé l'ancienne ministre de l'Ecologie.

Un vote électronique particulièrement coûteux

Le vote doit avoir lieu avant l’été et l'ensemble des sympathisants de droite parisiens pourront y participer. Toutefois, le reste des modalités est toujours en cours de discussion.

Principal problème, le coût d’un vote électronique. Le chiffre de 100.000 euros est ainsi évoqué, mais certains estiment qu’il pourrait être trois fois supérieur.

La fédération de Paris pourrait toutefois décider de procéder à un vote classique par papier. C'est la préférence de Rachida Dati et de Pierre-Yves Bournazel.

"Je souhaite qu’on ait une vote papier dans l’absolu car ca démocratie française fonctionne comme cela", soutient ce dernier, conseiller de Paris. "Si, néanmoins, on avait un vote électronique, pourquoi pas? A condition que l’on ait toutes les garanties de la transparence et de l’égalité des candidats."

L’accord n’ayant pas encore été trouvé, Jean-François Copé devrait recevoir prochainement chacun des candidats.

Mais, pour l’heure, une seule question est sur toutes les lèvres: Rachida Dati maintiendra-t-elle sa candidature face à une NKM ultra-favorite? Au risque de diviser encore un parti qui panse toujours ses plaies.

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Pauline de Saint Remy et Nicolas Béhar