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Laurent Wauquiez, "le favori mal aimé" des Républicains

Candidat à la présidence des Républicains, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes fait figure de favori aux yeux des électeurs. Mais au sein des élus, le TSW, pour "Tout sauf Wauquiez", s'organise.

Laurent Wauquiez, futur chef de file des Républicains? C'est en tout cas l'ambition du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui a officialisé sa candidature à la présidence du parti ce vendredi dans les colonnes du Figaro.

Mais si Laurent Wauquiez fait figure de favori parmi les militants et sympathisants du parti, les élus de droite ne semblent pas enchantés à l'idée d'être représentés par l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. En cause: sa ligne droitière, rédhibitoire pour un certain nombre de cadres de la droite modérée.

"Il y a un véritable paradoxe Wauquiez", analyse ainsi Thomas Soulié, éditorialiste politique à BFMTV. "C'est le favori mal aimé. Il est très populaire chez les militants, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour lui parce que ce sont eux qui vont voter les 10 et 17 décembre prochains, mais il est particulièrement mal aimé par les élus", observe-t-il.

"Il y a un mouvement, le TSW (Tout sauf Wauquiez), qui lui reproche de courir après le Front national", ajoute le journaliste.

Des critiques acerbes de la part des ténors de la droite

Dans une interview accordée au Parisien ce samedi, Valérie Pécresse exprime ainsi clairement son désaccord avec Laurent Wauquiez, en soulignant "le risque d'éclatement du parti" si le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes remporte la présidence du parti. L'ancienne ministre met en garde contre toute "porosité avec le Front national", qu'elle qualifie de "ligne rouge".

Même analyse de la part de Jean-François Copé dans les pages de Marianne. "On va se retrouver avec exactement le même syndrome que précédemment", prévient l'ancien président de l'UMP.

"Sarkozy avait viré les non-sarkozystes, Fillon avait viré les non-fillonistes et Wauquiez virera les non-wauquiezistes, c’est-à-dire tout le monde, puisque tout le monde le hait!", assure-t-il.

Alors que Luc Chatel se dit "glacé" par les propos de Laurent Wauquiez, Thierry Solère estime quant à lui qu'il est le "fossoyeur de la droite". Nul doute que les attaques s'intensifieront à l'approche de l'élection, pour laquelle trois autres responsables se sont pour le moment portés candidats: Daniel Fasquelle, Florence Portelli et Laurence Sailliet.

Mélanie Rostagnat