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Hortefeux: "Le retour de Sarkozy devient une nécessité"

Brice Hortefeux demande le retour de Nicolas Sarkozy (ici en 2010) à la tête de l'UMP.

Brice Hortefeux demande le retour de Nicolas Sarkozy (ici en 2010) à la tête de l'UMP. - -

L'eurodéputé, ministre emblématique des années de présidence Sarkozy souhaite le retour de l'ancien président sur le devant de la scène politique. Selon lui, l'ex-chef d'Etat est le seul à pouvoir lutter contre la progression du FN.

"Le retour de Nicolas Sarkozy, qui était une possibilité, devient une nécessité", estime Brice Hortefeux. Alors que la nomination d'un triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon à la tête de l'UMP est très contestée au sein même des rangs du parti d'opposition, l'ancien ministre a affirmé mercredi dans Le Monde que l'ancien chef de l'Etat devait se présenter à la présidence de l'UMP à l'automne.

"Nous avons besoin d'un chef, d'un projet et d'un cap", estime le député européen. Selon Brice Hortefeux, "l'opposition républicaine" est condamnée si elle reste "sans ligne et bientôt sans tête".

Karoutchi s'engage aussi

Pour lui, le recours à une primaire est "inutile" quand "un choix s'impose naturellement", pour désigner le candidat de l'UMP à la présidentielle de 2017. Par ailleurs, il s'est déclaré "totalement opposé" à l'idée d'Alain Juppé selon laquelle le président de l'UMP ne devra pas se présenter à une éventuelle primaire.

Pour l'ancien ministre, le retour de Nicolas Sarkozy est une nécessité notamment en raison de l'impact de plus en plus important du Front national dans la vie politique française. "Chacun peut constater qu'il est le seul dirigeant à avoir trouvé les mots, les gestes et les actes capables d'endiguer la progression du FN. Il l'a montré de manière spectaculaire en 2007 et l'a encore confirmé en 2012, en arrivant dix points devant la candidate du FN."

Roger Karoutchi, vice-président de l'UMP, a lui aussi appelé à un retour de l'ancien chef de l'Etat. "Nicolas Sarkozy, on a besoin de toi, reviens", a-t-il déclaré sur BFMTV. "Je suis maintenant partisan, comme Brice, [qu'il] soit président de l'UMP", a ajouté le sénateur.

M. K. avec AFP