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François Fillon veut un "strict contrôle du culte musulman"

François Fillon, le 14 janvier 2017, au Conseil national du parti Les Républicains.

François Fillon, le 14 janvier 2017, au Conseil national du parti Les Républicains. - Thomas Samson - AFP

En pleine tempête de l'affaire Penelope Fillon, l'ancien Premier ministre a tenu son premier meeting de campagne à Paris depuis la Villette. L'occasion pour lui de redire sa volonté de contrôler davantage la pratique du culte musulman en France.

"Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé." Depuis la Villette, pour son premier meeting de la campagne présidentielle, François Fillon a souhaité afficher sa vision de la laïcité et en particulier sur l'encadrement de la pratique du culte musulman. Comme il l'avait déjà dit lors de la campagne de la primaire de la droite, il souhaite mettre en place une instance, différente du CFCM, pour faire l'intermédiaire entre l'Etat et les responsables du culte.

"Autour nous, c’est aussi la pression d’un islam radical expansionniste qui défie notre civilisation", estime l'ancien Premier ministre. En plus de vouloir encadrer le culte musulman, François Fillon réclame également "la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du salafisme ou des Frères musulmans".

"Nous avons un problème avec l'Islam radical", a-t-on tonné. 

Arabie Saoudite et Qatar dans son viseur

Et le candidat de la droite s'adresse directement aux Français pratiquant ce culte: "la religion musulmane doit accepter sans condition tout ce que les autres religions ont accepté par le passé", lâche-t-il.

"Il faut aussi que nos concitoyens musulmans se soulèvent contre ceux qui instrumentalisent leur foi".

Son plan se traduit aussi à l'international. En direction de certains pays du Golfe. Le candidat du parti Les Républicains a indiqué souhaiter "clarifier" la relation de la France avec des pays comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar. 

Ivan Valerio