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Fillon révèle avoir rémunéré deux de ses enfants lorqu'il était au Sénat

Invité jeudi soir du journal de 20h de TF1 pour s'exprimer sur les accusations d'emploi fictif visant son épouse Penelope Fillon, le candidat de la droite à la présidentielle a révélé avoir rémunéré deux de ses enfants lorsqu'il était sénateur.

A-t-il préféré prendre les devants face à d'éventuelles nouvelles révélations par la presse? Invité jeudi soir du 20 heures de TF1 pour s'exprimer sur les accusations portant sur son épouse, Penelope Fillon, soupçonnée d'avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire à l'Assemblée nationale, François Fillon a fait une confidence aux airs d'aveux. 

"Je vais vous dire quelque chose que vous ne savez pas"

Après avoir défendu sa femme face à des accusations jugées "abjectes", indiquant que celle-ci a "toujours travaillé" pour lui et l'a "toujours accompagné" dans sa vie publique, ou encore que son travail était "réel" et "légal", le candidat Les Républicains à la présidentielle a expliqué avoir également eu recours aux services de deux de ses enfants lorsqu'il était sénateur de la Sarthe, de 2005 à 2007.

Alors que le journaliste Gilles Bouleau l'interrogeait sur l'éventualité d'interdire à l'entourage familial des hommes politiques de travailler pour eux, François Fillon a répondu: "Je vais vous dire quelque chose que vous ne savez pas, c'est que lorsque j'étais sénateur, il m'est arrivé de rémunérer pour des missions précises deux de mes enfants qui étaient avocats, en raison de leurs compétences".

"J'ai pris les devants"

"Est-ce qu'il faut revenir sur cette règle, je n'en sais rien. En tout cas, moi j'ai pris les devants en 2013, parce que j'ai compris qu'au fond l'opinion publique avait évolué sur ces questions là, qu'il y avait ces soupçons, qu'il y avait une forme d'exigence différente", a poursuivi François Fillon.

"J'ai pris la décision de mettre fin à cette collaboration, en tout cas s'agissant de la rémunération, et donc je n'ai plus de membre de ma famille qui travaille pour moi depuis 2013", a-t-il encore assuré. 

L'ancien Premier ministre, qui s'est défini comme ayant le "cuir épais" a également considéré jeudi soir que les accusations visant son épouse étaient destinées à "l'abattre en tant que candidat à l'élection présidentielle". "La seule chose qui m'empêcherait d'être candidat c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen", a-t-il précisé.

A.S.