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Ecoutes de Sarkozy: Copé réclame la démission de Taubira

Jean-François Copé, ici à Strasbourg le 5 mars, a demandé la démission de Christiane Taubira.

Jean-François Copé, ici à Strasbourg le 5 mars, a demandé la démission de Christiane Taubira. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le président de l'UMP accuse la garde des Sceaux d'avoir "menti" sur sa connaissance des écoutes de Nicolas Sarkozy, et réclame donc sa démission.

"Trop c'est trop". Au lendemain de la déclaration de Jean-Marc Ayrault, qui affirme que Christiane Taubira savait depuis le 26 février dernier que Nicolas Sarkozy avait été écouté, Jean-François Copé, président de l'UMP, affirme que "la garde des Sceaux a donc menti. Et dans ce contexte, sa démission est inéluctable".

Lundi soir sur TF1, Christiane Taubira avait affirmé n'avoir rien su de l'affaire avant les révélations du Monde, le 7 mars.

"Partout dans le pays commence à s'élever l'idée qu'il pourrait y avoir eu de la part de l'exécutif une prise de connaissance précise d'entretiens téléphoniques qu'un ancien président de la République a pu avoir, au-delà même de cette enquête, avec tous les responsable de l'opposition pendant près d'un an", a accusé Jean-François Copé.

Hollande devrait "s'expliquer devant les Français"

"Il y a maintenant des questions très précises auxquelles le gouvernement doit répondre", a affirmé le président de l'UMP. Il demande notamment à ce que la note administrative faisant la synthèse des écoutes "soit rendue publique". Il demande également "que le Premier ministre réunisse l'Assemblée nationale pour s'expliquer devant elle sans attendre".

François Hollande devra également "s'expliquer devant les Français", a demandé Jean-François Copé. "Je tiens à dire qu'il ne va pas s'en sortir avec simplement l'annonce ingénue d'une nouvelle commission censée faire toute la lumière et améliorer les procédures".

"C'est sur cette affaire que l'exécutif dans son ensemble doit s'expliquer. Car le moins que l'on puisse dire, c'est que l'atteinte à la séparation des pouvoirs, ce n'est pas de l'opposition qu'elle vient, c'est bien du gouvernement et du président de la République", a conclu le président de l'UMP.

A. K.