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Sarkozy sur écoute: Valls affirme l'avoir appris dans la presse

Manuel Valls, ici le 6 mars à Paris, affirme n'avoir "rien su" des écoutes du téléphone de Nicolas Sarkozy.

Manuel Valls, ici le 6 mars à Paris, affirme n'avoir "rien su" des écoutes du téléphone de Nicolas Sarkozy. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le ministre de l'Intérieur a affirmé sur RTL avoir été au courant des écoutes de Nicolas Sarkozy dans "Le Monde".

Les écoutes du téléphone de Nicolas Sarkozy? Manuel Valls l'assure, il a été mis au courant dans la presse, et plus exactement dans Le Monde du vendredi 7 mars, et pas avant.

Sur RTL mercredi matin, le ministre de l'Intérieur a affirmé n'avoir "rien sur des écoutes" avant leur divulgation. "Je savais qu'il y avait une enquête concernant Nicolas Sarkozy. En décembre, j'ai été informé des seules interceptions concernant Brice Hortefeux (...) Les choses sont aussi simples que cela".

"Je veux dire stop à ce climat d'hystérisation collective", a asséné Manuel Valls. "Dans notre pays, il y a des principes fondamentaux, comme l'indépendance de la justice (...) Chacun reste dans son rôle, c'est normal". Le ministre a également dénoncé "une opération grossière, politique, qui vise à mettre en cause la justice (...) Arrêtons la machine à diversions".

Hollande au courant le 4 mars

Rappelant les "affaires" concernant Jean-François Copé, et les écoutes menées par Patrick Buisson, Manuel Valls, agacé, s'exclame: "et on voudrait nous faire croire que c'est le gouvernement qui est en faute?"

Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné affirme que Christiane Taubira disposait dès le 26 février d'informations sur ces écoutes, alors qu'elle a assuré n'en avoir pris connaissance que par la presse. Le Canard ajoute que Manuel Valls était au courant du dossier avant même Christiane Taubira, les officiers de police judiciaire devant "lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l'avancement de l'enquête".

Quant à François Hollande, Manuel Valls a affirmé qu'il a été mis au courant le 4 mars, date des perquisitions ayant visé l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, et le magistrat Gilbert Azibert, comme l'affirme Le Parisien mercredi. "Je crois que cette information est juste".

A. K. avec AFP