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Départementales: Nicolas Sarkozy met en garde contre le "FNPS"

Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, propose une politique économique "radicalement" différente de François Hollande.

Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, propose une politique économique "radicalement" différente de François Hollande. - AFP

Dans un entretien au "Figaro", entre la fin de l’Impôt sur la fortune (ISF), le passage de la retraite à 63 ans, la sortie négociée des 35 heures ou de fortes réductions du nombre de fonctionnaires, le président de l'UMP en profite également pour attaquer son successeur à l'Elysée, François Hollande.

Critiqué depuis son retour sur le devant de la scène pour le manque de propositions formulées, Nicolas Sarkozy a levé le voile sur ses ambitions dans un entretien au Figaro lundi et publié dimanche soir sur le site du quotidien. Et entre la fin de l’Impôt sur la fortune (ISF), le passage de la retraite à 63 ans, la sortie négociée des 35 heures ou de fortes réductions du nombre de fonctionnaires, le président de l'UMP en profite également pour attaquer son successeur à l'Elysée, François Hollande et appeler à sanctionner sa politique à l'occasion des élections départementales.

Heures supplémentaires contre RTT

Nicolas Sarkozy se pose ainsi en alternative: "l'espoir pour les Français ne pourra venir que d'une politique économique radicalement différente de celle que nous subissons depuis trois années. (...) Depuis que François Hollande a été élu, les Français ont été assommés par 40 milliards d'euros d'impôts et de charges supplémentaires. Ce fut un mouvement d'une brutalité sans précédent".

Nicolas Sarkozy lie deux domaines majeurs des dernières années: question des déficits et question des fonctionnaires. L'ancien chef de l’État (re)propose le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et l'abaissement du nombre de RTT (en échange des heures supplémentaires défiscalisées, "supprimées par la gauche arrivée au pouvoir"). Il propose aussi de recruter pour cinq ans dans la fonction publique territoriale.

Exit l'ISF et les 35h

"La priorité sera de baisser fortement et simultanément les dépenses et les impôts", insiste-t-il. Exit donc l'ISF "qui n'existe pas en Allemagne" et "ne doit donc pas exister en France". "On ne peut pas vouloir l'Europe, c'est-à-dire la liberté de circulation des hommes et des capitaux, et avoir la fiscalité la plus lourde du continent", précise-t-il.

Sur la question du temps de travail, Nicolas Sarkozy s'en prend, encore une fois, aux 35 heures et veut "s'attaquer en urgence aux vrais problèmes des entreprises". Par exemple, explique-t-il, "mon principe est simple: les entreprises qui souhaitent sortir des 35 heures doivent pouvoir le faire par la négociation". Une possibilité évoquée lors de la campagne de 2012 par le président-candidat.

Pour les départementales, Sarkozy invente le "FNPS"

Mais Nicolas Sarkozy a également parlé de politique plus politicienne avec l'approche des élections départementales les 22 et 29 mars prochain où l'UMP est donné au coude à coude avec le Front national de Marine Le Pen. "Pour les départementales, je ne ferai aucun pronostic, car je ne suis pas commentateur de la vie politique. Je dis simplement à ceux qui ont voté pour le Front national dans le Doubs: voter Front national a conduit à l'élection d'un député socialiste de plus. Voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS! Voter pour l'UMP n'a jamais en revanche fait gagner la gauche. Voter FN, si. La seule réalité électorale, c'est le FNPS", martèle-t-il dans les colonnes du Figaro

Et d'adresser un message clair aux sympathisants de sa famille politique: "Je le dis à tous ceux qui sont ulcérés par le comportement et la politique de M. Hollande, par ses impôts et ses mensonges: vous avez le pouvoir d'adresser un carton rouge en votant contre le pouvoir socialiste. C'est le moment de le faire!"

S.A.