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Bruno Retailleau juge que "les juppéistes utilisent les mots de la gauche" pour attaquer Fillon

Bruno Retailleau mardi matin sur BFMTV et RMC.

Bruno Retailleau mardi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains et filloniste de la première heure, était ce mardi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invité mardi matin sur BFMTV et RMC, Bruno Retailleau juge qu'"aujourd'hui François Fillon est la cible de toutes les attaques. Les attaques de la gauche, c'est normal. Les attaques du Front national, c'est normal. Mais aussi les attaques de mes amis juppéistes qui parfois utilisent les mots de la gauche, comme 'ultralibéral', 'conservateur'", depuis la large victoire de François Fillon au premier tour de la primaire à droite.

Selon Bruno Retailleau, "c'est le système politico-médiatique qui attaque Fillon. Un système qui a dit pendant des semaines 'Fillon, connais pas, ça n'existe pas'". Alors qu'on lui rappelle que François Fillon fait de la politique depuis 30 ans, qu'il a occupé la fonction de Premier ministre sous Nicolas Sarkozy, le sénateur considère que "le système ce n'est pas d'occuper une position, le système c'est quand on fait tout pour que rien ne bouge. 'Surtout, ne touchez pas à la fonction publique!' Oui la droite revient. Le message du premier tour (de la primaire à droite, Ndlr), c'est que les Français ne veulent pas de demi-mesures, sinon autant garder François Hollande, c'est le pape de la réformette".

"Ne pas se tromper de camp"

Bruno Retailleau appelle les juppéistes à "ne pas se tromper de camp. Il ne faut pas caricaturer, parce qu'on a besoin de se rassembler, et après on aura besoin de battre la gauche. Le camp d'en face c'est la gauche, et c'est le Front national". Alors que François Fillon est régulièrement comparé à Margaret Thatcher, son proche soutien affirme qu'il "veut sauver le modèle social français". Mais Bruno Retailleau "préfère qu'on le compare à quelqu'un qui a relevé son pays: le chômage était à 12%, elle l'a réduit de moitié, plutôt qu'à quelqu'un qui l'aurait affaibli".

Alain Juppé a demandé mardi matin à François Fillon de préciser sa position sur l'avortement, la jugeant ambiguë. "C'est extraordinaire", répond Bruno Retailleau. "On lui dit qu'il est conservateur parce qu'il parle de la famille. On a même dit qu'il était islamophobe parce qu'il voulait être implacable avec les dérives politiques de l'islam radical. Sur l'avortement, qui a dit qu'on allait remettre en cause la loi Veil? Personne. Ce n'est pas son intention".

"En France, aujourd'hui, il y a une idéologie très soixante-huitarde, où dès qu'on parle de famille, on est mis au pilori", affirme le soutien de François Fillon. Selon lui, "la seule courbe que François Hollande sera parvenu à inverser, c'est celle de la natalité".

Alexandre Le Mer