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Au moment de quitter la politique, Fillon se confie sur sa nouvelle vie

François Fillon

François Fillon - Lionel BONAVENTURE / AFP

L'ex-candidat à la présidentielle quitte la présidence du mouvement Force républicaine qu'il cède à Bruno Retailleau. Il explique reconstruire "sa vie autrement" tout en restant "en alerte devant les grands défis du monde".

François Fillon raccroche pour de bon. L’ex-candidat des Républicains à la présidentielle laisse les rênes de Force républicaine, un club de reflexion politique qu’il présidait depuis 2002, à Bruno Retailleau, l’un des ses plus fidèles soutiens pendant la campagne.

"J’ai décidé de tourner la page de la politique. Bien sûr que j’ai le cœur serré devant toutes celles et ceux qui m’ont accompagné dans mes combats politiques", confie François Fillon au Figaro.

S’agissant de son choix de céder la tête de Force républicaine à Bruno Retailleau, il explique: "J'ai pu mesurer sa fidélité, sa solidité dans l'épreuve et sa relation charnelle avec l'Histoire de France. J’ai confiance dans sa capacité d’organisation et sa vivacité intellectuelle". Il faut dire que les deux hommes, qui se connaissent depuis 1998, sont très proches, Bruno Retailleau ayant notamment tenu le rôle de coordinateur général de la campagne du candidat Fillon lors des dernières élections.

L'ancien Premier ministre, qui exerce désormais dans le domaine de la finance, confie reconstruire sa "vie autrement" tout en restant "en alerte devant les grands défis du monde". "Je travaille notamment à la constitution d’une fondation pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d’Orient. Entre l’Occident et l’Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations", poursuit-il, toujours dans les colonnes du Figaro.

Pas de concurrence aux Républicains

À la tête de Force républicaine, Bruno Retailleau dit vouloir rendre service aux Républicains en faisant du mouvement un "laboratoire d’idées". "Notre démocratie a absolument besoin de lieu de réflexion, libre et innovant, car le consensus mou et le conformisme font le lit des extrêmes", confirme François Fllon.

Le nouveau président de Force républicaine ambitionne de construire "une droite bien enracinée dans ses convictions et qui puisse répondre aux grands défis de son temps, qui soit moderne et généreuse". Il assure que le mouvement ne sera pas "concurrent au parti" les Républicains. Et d’ajouter: "Même si avec Laurent Wauquiez nous n'avons pas les mêmes personnalités, on apprend à se connaître. S'il est élu, il pourra compter sur ma loyauté".

S'insipirer du projet de François Fillon

Pour réussir à la tête de Force Républicaine, Bruno Retailleau souhaite s’insipirer du projet de François Fillon "parce qu'il a été le point de rencontre des convictions et des sensibilités de la droite et du centre" sans s’interdir de "l’enrichir" pour autant.

"Force républicaine a un rôle à jouer dans la reconstitution intellectuelle et politique de la droite, et plus largement de la France. Elle est porteuse d'un projet de redressement national qui conserve son actualité, même s'il faut l'actualiser en permanence", indique encore l'ex-premier ministre toujours au Figaro.

P.L