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Les migrants de Paris connaîtront le même sort que ceux de Calais, déclare Hollande

Le président de la République, François Hollande, en déplacement dans un centre d'accueil et d'orientation dans le Maine-et-Loire, a estimé que la France ne tolérerait plus de camps semblables à celui de Calais.

En déplacement dans un centre d'accueil et d'orientation (CAO) dans le Maine-et-Loire, le président de la République, François Hollande, s'est exprimé à propos de l'afflux de migrants à Paris, à la suite du démantèlement de la "Jungle" de Calais.

"Ce n'est pas durable. Nous allons faire la même opération que Calais et les accueillir dans des centres", a-t-il déclaré.

François Hollande en a profité pour saluer le démantèlement de la "Jungle", une évacuation sans "aucun incident" affirmant que la France ne tolérerait plus sur son sol de camps de migrants qui bafouent les valeurs nationales de solidarité.

"La population française a parfaitement compris ce que nous faisions et il n'y a eu aucun incident ni au départ ni à l'arrivée", a dit le chef de l'Etat en visite au centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire).

"La France a donné la meilleure des images possibles parce que, face à cette épreuve qui est celle des réfugiés, nous devions être à la hauteur. Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n'en tolérerons pas."

"Chacun doit être à sa tâche"

Interrogé quant aux critiques de son Premier ministre, Manuel Valls, qui a confié ce jeudi au Monde sa colère à la lecture du livre confidence du Président, François Hollande estime que "chacun doit être à sa tâche". 

"Nous devons régler les sujets qui préoccupent les Français. Le chômage, la sécurité, les réfugiés. Ce sont des commentaires qui ne peuvent pas s'ajouter à d'autres commentaires". 

M.H. Jean-Rémi Baudot