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Référendum: Darmanin n'est "pas défavorable à consulter le peuple"

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics.

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. - Capture d'écran BFMTV

Sur notre antenne, le ministre de l'Action et des Comptes publics a défendu "l'arme positive du référendum". "Rien ne me choque", a-t-il déclaré s'agissant du type de question qui pourrait être posée.

L'idée d'organiser un référendum gagne un soutien au sein du gouvernement. Invité de Bourdin Direct, sur BFMTV et RMC ce mercredi, le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a déclaré qu'il n'était "pas défavorable" à la tenue d'un référendum à choix multiples. 

"Je ne suis pas défavorable à consulter le peuple, de manière générale, à partir du moment où le débat est éclairé", a développé l'ancien sarkozyste. "Moi je suis un gaulliste, et je ne suis pas opposé à ce qu'on donne la parole au peuple, et qu'il réponde par oui ou par non, même si je comprends qu'il y a des défauts au référendum."

"Rien ne me choque"

Interrogé sur le type de question qui pourrait éventuellement être posée par Emmanuel Macron via cet outil, Gérald Darmanin a affirmé que "rien ne le choque" de ce point de vue.

"La Constitution restreint le champ du référendum. Donc il faudrait d'abord faire un référendum sur le référendum, comme disait François Mitterrand. L'article 11 de la Constitution ne permet pas, manifestement, de faire ce qu'on veut", a expliqué le ministre. 

"On ne va pas mélanger" avec l'Europe

S'agissant de la date, le colocataire de Bercy s'est mis dans les pas de ses collègues du Quai d'Orsay, Jean-Yves Le Drian et Nathalie Loiseau. Interrogés respectivement sur France Inter et Europe 1, le ministre des Affaires étrangères et celle des Affaires européennes ont estimé que le fait d'organiser un référendum le jour des élections européennes, le 26 mai, occulterait largement les enjeux européens. 

"On parlera d'Europe, on ne va pas mélanger avec d'autres questions. Leur argument est un bon argument. Je ne sais pas si on a désormais le temps, matériellement, de l'organiser. Le président de la République, s'il choisit (...) l'arme positive du référendum, pourra le faire quand il le souhaite", a déclaré Gérald Darmanin. 

"Évidemment candidat" à Tourcoing

L'invité a dit quelques mots sur ses ambitions à Tourcoing, quelques jours après la propagation d'une rumeur qui le donnait sur le départ du gouvernement.

"Je n'imagine pas la vie politique sans me présenter devant les électeurs. (...) Je ne mentirai pas aux Tourquennois, j'aurai l'occasion de leur dire, (...) je serai évidemment candidat aux élections municipales, à la place qui sera la mienne", a confirmé le ministre.

Et de préciser qu'il y a "53 noms" sur la liste municipale à Tourcoing, sous-entendant qu'en fonction des circonstances, il ne serait pas forcément amené à briguer une fonction exécutive locale.

Jules Pecnard