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Loi travail: Emmanuel Macron signe les ordonnances ce vendredi

Les ordonnances réformant le Code du travail devraient être publiées au Journal officiel la semaine prochaine, ce qui les rendra immédiatement applicables.

Sur la table du Conseil des ministres vendredi, les ordonnances réformant le droit du travail entreront en vigueur dans la foulée malgré la contestation syndicale emmenée par la CGT et l'appel à la mobilisation samedi de Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise.

Après la première journée d'actions (CGT, Solidaires, FSU, Unef) du 12 septembre, celle de jeudi a marqué le pas, selon les chiffres recueillis par l'AFP auprès des organisateurs et des autorités. Aucune nouvelle date n'a été annoncée mais la CGT a indiqué s'y atteler dans "les meilleurs délais", espérant convaincre "l'ensemble des confédérations syndicales" de se joindre à elle. 

Aucun changement sur le fond

Rendues publiques fin août, les cinq ordonnances destinées à remédier à un chômage de masse, qui perdure en France, ne doivent évoluer qu'à la marge. Seules des améliorations rédactionnelles sont en effet prévues, mais aucun changement sur le fond, a répété à plusieurs reprises le gouvernement. Elles seront ensuite publiées au Journal officiel la semaine prochaine, ce qui les rendra immédiatement applicables, puis arrivera dans les trois mois au Parlement le projet de loi de ratification. 

Promise par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, cette réforme reprend certains points non retenus de la loi El Khomri dont l'encre est à peine sèche. Et en particulier le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif qui mécontente tous les syndicats.

Le patron de la CFDT, Laurent Berger, ainsi que les numéros un de la CFTC et de l'Unsa, se sont fendu d'une tribune en début de semaine, pour demander un "ajustement" des ordonnances, jugeant le projet "déséquilibré", "au détriment des salariés". 

Nouvelles manifestations à venir

Parmi les mesures présentes dans les ordonnances qui hérissent les syndicats: les ruptures conventionnelles collectives, la réduction du délai de recours en cas licenciement, le passage au périmètre national pour les groupes qui licencient en France, la possibilité de négocier avec de simples salariés dans les entreprises de moins de 20 salariés.

Plusieurs manifestations vont à nouveau se tenir dans les jours à venir. D'abord samedi à l'appel de La France Insoumise (LFI). La mobilisation ne fait que "commencer", a assuré son leader Jean-Luc Mélenchon, faisant remarquer les nombreuses fédérations FO qui défilaient jeudi alors que leur direction n'appelle pas à la grève. Pierre Laurent (PCF) a aussi mis en avant la présence de "salariés venus de confédérations très différentes".

C. P. avec AFP