BFMTV

Le conseil de Castaner à Bayrou: "La modestie est nécessaire"

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, était ce mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. Candidat aux législatives et député sortant, il est arrivé largement en tête au premier tour dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, avec 44,04% des voix.

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Christophe Castaner rappelle à François Bayrou, qui revendique sa liberté de parole, que "quand on devient ministre, notre parole nous oblige beaucoup plus que quand on est citoyen", reprenant les termes du recadrage du ministre de la Justice ce mardi par Edouard Philippe, le Premier ministre. "Ca vaut pour le garde des Sceaux comme pour l'ensemble des ministres. Il doit parler chaque fois que c'est nécessaire, ça c'est légitime, mais nous devons savoir que notre parole engage, elle a plus de poids parce que c'est la parole du ministre".

A la question de savoir si François Bayrou a le sentiment d'avoir fabriqué Emmanuel Macron et créé les conditions de sa victoire, Christophe Castaner relève que "la modestie n'est pas la règle la plus partagée chez tous les politiques".

Le porte-parole du gouvernement veut tout de même donner un bon conseil à son collègue François Bayrou: "Il est comme la plupart des politiques: la modestie est nécessaire, il faut peut-être la rappeler. (...) Emmanuel Macron, il est là parce qu'il l'a voulu, et parce qu'il a tout fait pour l'avoir. Les députés qui vont rentrer à l'Assemblée nationale (sous l'étiquette La République en marche, NDLR), ils doivent l'essentiel de leur score à Emmanuel Macron".

"François Bayrou doit jouer collectif"

François Bayrou est-il devenu un poids pour le gouvernement? "Ca n'est pas un boulet, il a contribué à sa place à la victoire d'Emmanuel Macron. Il est un partenaire politique".

"S'il vient sur les plates-bandes de tel ou tel ministre, tel ou tel ministre le lui rappellera", prévient le porte-parole du gouvernement à l'adresse de François Bayrou. "On peut reconnaître une maladresse si on donne le sentiment qu'il y a une menace dans le propos, ça n'était pas le cas pour François Bayrou" lorsqu'il a téléphoné à Radio France pour se plaindre d'une enquête sur des collaboratrices, assure Christophe Castaner, tout en rappelant qu'il "doit jouer collectif. Le président de la République a rappelé ces règles du jeu collectif des ministres seulement sous l'autorité du Premier ministre".

Alexandre Le Mer