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Edouard Philippe assume la "volonté d'organiser la communication" de l'exécutif

Édouard Philippe, le Premier ministre.

Édouard Philippe, le Premier ministre. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La lettre ouverte adressée au président par 25 médias n'aura pas fait varier d'un iota la position de l'exécutif qui assume de vouloir contrôler de bout en bout sa communication.

Le Premier ministre Edouard Philippe assume la "volonté d'organiser la communication" de l'exécutif vis-à-vis des médias afin de "ne pas nourrir un bavardage permanent", dans un entretien au Journal du dimanche.

Interrogé sur le fait de savoir si l'exécutif a fait le choix de peu communiquer, il admet qu'"il y a une volonté d'organiser la communication, de ne pas nourrir un bavardage permanent".

"Dans la phase préparatoire d'un projet, personne n'a vocation à exposer sur la place publique des positions qui ne sont pas arbitrées", lance Edouard Philippe en guise de mise en garde à son équipe gouvernementale.

Quand l'Elysée fait lui-même le tri parmi les journalistes

L'Élysée a tenté vendredi d'apaiser les tensions avec la presse qui, quelques jours seulement après l'investiture d'Emmanuel Macron, s'est alarmée des tentatives de la présidence de choisir les journalistes couvrant les déplacements du nouveau chef de l'État.

En amont du déplacement d'Emmanuel Macron vendredi au Mali, la cellule communication de l'Élysée avait contacté directement des journalistes pour leur proposer de couvrir cette visite, une entorse sans précédent aux relations entre l'exécutif et les médias.

Les sociétés de journalistes de 25 médias parmi lesquels l'AFP, TF1, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, Le Monde ou Franceinfo, une quinzaine de responsables de rédactions, ainsi que RSF, avaient cosigné une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron pour manifester leurs "inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle".

D. N. avec AFP