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"Démission de courtoisie" du gouvernement avant un remaniement "technique"

La photographie officielle du gouvernement Edouard Philippe, le 18 mai 2017 à Paris.

La photographie officielle du gouvernement Edouard Philippe, le 18 mai 2017 à Paris. - Philippe Wojazer - pool - AFP

Le Premier ministre devrait présenter la démission de son gouvernement ce lundi, avant d'effectuer un remaniement plutôt "technique", avec des modifications à la marge.

Le Premier ministre Edouard Philippe devrait remettre lundi la démission de son gouvernement, a confirmé ce lundi matin Christophe Castaner, au micro de RTL. Cette démission de "courtoisie" est plus une formalité qu'un réel remaniement, a fortiori après que La République en marche a obtenu la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

"Le Premier ministre sera amené dans les heures qui viennent à amener sa démission, comme d'usage", "dans la journée je pense", a précisé le porte-parole du gouvernement.

Quand à la nouvelle équipe ministérielle, elle serait selon lui constituée "sous l’autorité d’Edouard Philippe", "dans les jours qui viennent". Le porte-parole du gouvernement a évoqué un remaniement "technique", qui ne sera probablement "pas d’ampleur".

Les six ministres et secrétaires d’Etat qui se présentaient à la députation, et qui auraient dû démissionner en cas de défaite comme l’avait confirmé le Premier ministre en mai, ont été réélus. Annick Girardin, Christophe Castaner, Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez devraient donc rester au gouvernement.

Bercy surchargé

Selon l’entourage du président, le Premier ministre Edouard Philippe sera reconduit dans ses fonctions après sa démission. Ce sont donc des modifications a minima qui devraient s’opérer, notamment pour étoffer des ministères comme Bercy ou la Cohésion des territoires. "Ça ne bondira pas de dix ministres", affirme l’Elysée au JDD. "Il faut que ça corresponde à un besoin identifié."

Il s’agirait donc de venir à la rescousse de certains ministères surchargés, de boucher les "trous dans la raquette", relate le Figaro, qui évoque notamment la création de postes de haut-commissaires. D’autant plus qu’en mai dernier, Emmanuel Macron a prié ses ministres de se contenter de dix collaborateurs au sein de leur cabinet, huit pour les ministres délégués.

Certains portefeuilles encore non attribués, comme la formation professionnelle, pourraient faire l’objet d’un secrétariat d’Etat, comme c’était le cas auparavant. La suppression du secrétariat chargé de l’Aide aux victimes, intégré au ministère de la Justice, fait par ailleurs débat au sein des associations de victimes du terrorisme.

Quelques noms à droite

S’il est reconduit dans ses fonctions, Edouard Philippe pourrait également aller piocher des ministres chez Les Républicains. Les noms de Sébastien Lecornu, président du conseil départemental de l’Eure, Franck Riester, réélu député de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, Thierry Solère et Laure de La Raudière, également réélus députés, ou encore Christophe Béchu, maire LR d’Angers (Maine-et-Loire), circulaient la semaine dernière, pouvait-on lire dans le Figaro.

La nouvelle équipe ministérielle se réunira le 30 juin dans l’Est, à l’occasion d’un séminaire "délocalisé" où Edouard Philippe devrait y rappeler les "axes de travail du gouvernement", précise le JDD.

Liv Audigane, avec agences