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Darmanin sur l'affaire Benalla: "je déteste l'esprit de meute, personne ne le critiquait il y a une semaine"

Le ministre de l'Action et des comptes publics a par ailleurs salué le "courage" du président, qui s'est dit mardi soir "seul responsable" dans cette affaire.

Invité d'Apolline de Malherbe ce mercredi sur BFMTV et RMC, Gérald Darmanin a salué le "courage" du président de la République, qui s'est dit la veille "seul responsable" dans l'affaire Benalla. Mardi soir, les ministres et les députés de la majorité ont assisté à la première prise de parole du président sur ce dossier, depuis les révélations du Monde mercredi dernier.

Interrogé sur le fond de l'affaire, le ministre de l'Action et des comptes publics a estimé que "la justice et plusieurs enquêtes" diraient "la vérité". "Je déteste l'esprit de meute", a affirmé le ministre, qui avait fait l'objet de deux plaintes successives pour viol il y a quelques mois. 

Macron "paye" lui aussi

"Il y a une semaine, personne ne critiquait Monsieur Benalla publiquement, aujourd’hui l‘intégralité de ceux qui prennent les micros et les caméras disent le plus grand mal de lui", a-t-il déclaré. "Je crois qu’il est aujourd’hui mis en examen, il a été licencié, il a été mis en garde à vue. Médiatiquement il paye de sa réputation ou des faits qu’il a commis le 1er mai puisque là il n’y a pas de doute", a-t-il poursuivi. 

Pour Gérald Darmanin, le président de la République "paye" cette affaire lui aussi. "La politique paye en général, il ne faut pas que l'opposition ne croie pas qu'elle ne le paye pas non plus", a-t-il ajouté. Il a par ailleurs accusé l'opposition de "bien utiliser" cette affaire.

"Ce que je constate personnellement c’est qu'il y avait un syndicat de copropriété qui n’accepte pas que le président et son gouvernement, qui est recomposé, aient bousculé le paysage politique", a-t-il interprété. 

C.V.