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Christophe Castaner dénonce les menaces de coup d'Etat d'une figure des gilets jaunes

Christophe Castaner le 13 novembre 2017.

Christophe Castaner le 13 novembre 2017. - JOEL SAGET / AFP

Le ministre de l'Intérieur a réagi jeudi soir aux propos de Christophe Chalençon, qui a affirmé que des paramilitaires sont prêts à faire tomber le gouvernement.

Des paramilitaires sont "prêts à intervenir" pour "faire tomber le pouvoir." Ces propos, tenus par Christophe Chalençon lors d'un interview à la télévision italienne, n'ont pas manqué de faire réagir le ministre de l'Intérieur, jeudi soir. 

Christophe Castaner a repris et commenté cette séquence sur Twitter. "C'est une comédie à l'italienne ou juste un nouveau délire personnel?", s'interroge le locataire de la place Beauvau. 

Une séquence hors-caméras

Jeudi soir, l'émission politique italienne Piazzapulita a diffusé une interview de Christophe Chalençon où cette figure des gilets jaunes est interrogée sur sa rencontre avec le vice-premier ministre italien Luigi Di Maio, le 5 février dernier. Ce rendez-vous avait provoqué de vives tensions diplomatiques entre Paris et Rome. 

Alors que l'interview est finie mais que les caméras continuent d'enregistrer, Christophe Chalençon a tenu des propos surprenants. S'estimant menacé, il assure qu'il ira "au bout de ses convictions parce que s'ils me mettent une balle dans la tête, Macron il sera passé à la guillotine".

Et d'enchaîner: 

"On est arrivé à un tel point de confrontation, que s'ils m'abattent, il est mort aussi. Parce que le peuple il rentre dans l'Elysée et il démonte tout (...) On est plusieurs comme ça. S'ils en touchent un, on a des paramilitaires qui sont prêts à intervenir parce qu'ils veulent aussi faire tomber le pouvoir."

Menaces de soulèvement national

Ce n'est pas la première fois que Christophe Chalençon évoque la menace d'un renversement du pouvoir. Le 23 décembre dernier, il estimait dans une vidéo sur Facebook que "la guerre civile est inévitable". 

"J'en appelle à monsieur Macron, ou s'il ne veut pas plier, aux militaires. Aujourd'hui c'est aux militaires d'entrer en jeu pour permettre la mise en place de ce gouvernement".

Auparavant, au début du mois de décembre, il avait réclamé "un véritable commandant" à Matignon, suggérant le nom de l'ancien chef d'état-major des Armées, Pierre de Villiers. 

Le 2 janvier dernier, c'était au tour d'une autre figure des gilets jaunes, Maxime Nicolle, alias Fly Rider, de prédire un "soulèvement national avec des armes". "Il y a des gens qui se préparent à ne plus être du tout pacifiques", avait-il affirmé, disant s'appuyer sur des messages publiés dans des groupes de gilets jaunes ou sur sa page Facebook. 

Benjamin Rieth