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Gilets jaunes: Maxime Nicolle, alias "Fly Rider",  prédit un "soulèvement national armé"

Maxime Nicolle et Eric Drouet, figures du mouvement des gilets jaunes.

Maxime Nicolle et Eric Drouet, figures du mouvement des gilets jaunes. - Capture BFMTV

Dans un Facebook Live, diffusé le 2 janvier sur sa page, le controversé Maxime Nicolle, représentant des gilets jaunes, parle d'un début d'année violent et notamment d'une insurrection armée.

"Beaucoup de gens sont prêts à perdre la vie pour que notre futur soit meilleur". Dans une vidéo de près d'une heure, postée en direct sur sa page Facebook mardi, Maxime Nicolle, plus connu sous le nom de "Fly Rider", a délivré un message sans équivoque. Cette figure controversée des gilets jaunes, qui anime une des pages les plus importantes du mouvement, a notamment déclaré: "il y a des gens qui se préparent à ne plus être du tout pacifiques".

Dans sa vidéo, il parle d'un début d'année violent et prédit que des gens "préparent un soulèvement national avec des armes".

Pour étayer ses propos, il explique avoir vu différents posts remonter, sur les différentes pages Facebook qu'il consulte, mais aussi sur celle qu'il anime.

Comparaison avec la révolution ukrainienne

Dans le même extrait, l'homme de 31 ans se prête à une comparaison douteuse avec la révolution en Ukraine. Comme l'avait révélé un journaliste, Maxime Nicolle et Eric Drouet, une autre figure controversée du mouvement, ont récemment visionné un documentaire diffusé sur Netflix intitulé Winter on Fire.

Ce film raconte le soulèvement ukrainien qui a secoué le pays entre 2013 et 2014. Dans sa vidéo, Maxime Nicolle estime que "ce genre de soulèvement aurait pu être évité si l'État avait réagi dans le bon sens". Et de comparer la situation ukrainienne à celle de la France: "ce sont les mêmes méthodes chez nous... Qui ont amené le peuple à se soulever pour être libre".

Habitué des théories complotistes

Avant de commencer à répondre aux questions de ses abonnés, posées en direct, Maxime Nicolle se lance finalement dans une longue tirade destinée au président de la République:

"Manu, il y a des gens qui ne lâcheront pas, ils ne veulent plus être pacifistes car ils ont vu que tu as envoyé des flics taper leurs gosses, leurs grands-mères, leurs grands-pères, leurs frères, leurs sœurs… des flics qui ont tué des gens."

Ce représentant d'une partie des gilets jaunes, difficile à quantifier, n'en est pas à ses premiers propos polémiques. Au moment de l'attentat de Strasbourg, Maxime Nicolle avait publié une vidéo complotiste sur Facebook, dans laquelle il expliquait qu'il ne s'agissait pas d'un réel attentat.

"Dites-vous bien que le mec qui veut faire un attentat vraiment, il attend pas qu'il y ait trois personnes dans la rue le soir à 20 heures", avait-il notamment déclaré, avant de se rétracter à demi-mot dans un autre post Facebook.

En début de son live posté mardi soir, le gilet jaune refait d'ailleurs une référence à un attentat, sans préciser s'il s'agit de celui de Strasbourg. Dans une phrase peu claire, il déclare: "quand on voit Emmanuel Macron, qui parle des attentats, enfin du moins de la fusillade, parce que c'est pas encore défini comme un attentat, du moins j'ai rien vu d'officiel là-dessus (sic)". Puis il enchaîne: "tout ce qu'il se passe c'est la faute des gouvernements qui sont vendus par le fric". Le live Facebook de 51 minutes posté a posteriori sur Youtube, a été visionné près de 10.000 fois, tandis qu'une version coupée, de 6 minutes, qui reprend uniquement la partie sur le soulèvement national, a été vue plus de 7000 fois.

Valentine Arama