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Bruno Le Maire: "Nous avons une dette vis-à-vis des forces de l'ordre"

Le ministre de l'Economie était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce mercredi matin.

Invité de BFMTV et RMC ce mercredi matin, Bruno Le Maire a salué "le travail exceptionnel et difficile" des policiers "depuis des semaines". 

"Vous avez vu les témoignages de policiers, de femmes de policiers, les craintes, les inquiétudes, les violences scandaleuses dont ils ont fait l'objet, les attaques, les menaces", a listé le ministre de l'Economie.

La "dette" des heures supplémentaires

Avant d'ajouter: "Il me parait légitime que les policiers soient récompensés pour leurs efforts. Il y a une prime qui a été annoncée, de 300 euros. Nous avons aussi une dette vis-à-vis des forces de l'ordre. Cette dette, ce sont les heures supplémentaires", a fait valoir Bruno Le Maire.

Le ministère de l'Intérieur, qui affronte la grogne de policiers "épuisés" par une surcharge de travail, a annoncé ce mercredi mettre en place un "calendrier" pour payer aux policiers les 274 millions d'euros en heures supplémentaires que l'Etat leur doit. Le versement de ces heures supplémentaires fait partie des réponses apportées par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner au mouvement de grogne des policiers qui se disent "épuisés" par leur mobilisation en masse au cours de la crise des "gilets jaunes".

"Il faut toujours payer ses dettes", a ajouté le locataire de Bercy sur notre antenne, précisant que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et le secrétaire d'Etat Laurent Nunez "vont négocier les conditions de paiement de cette dette". "Dans quelles conditions, avec quel calendrier, sous quelles modalités, ça c'est au ministre de l'intérieur de le décider", a-t-il ajouté. 

"Il me paraît juste que ces heures supplémentaires soient payées"

"Une société doit reposer sur des principes clairs: vous avez fait des heures supplémentaires, vous êtes exposé à des conditions de travail extraordinairement difficiles, il me parait juste que ces heures supplémentaires soient payées aux policiers", a encore fait valoir Bruno Le Maire.

"Je connais des dépenses publiques moins bien employées que celles qui soutiennent nos forces de l'ordre", a-t-il conclu.

Pour apaiser la colère des policiers, le gouvernement a d'ores et déjà proposé une prime de 300 euros aux forces de l'ordre mobilisées face aux "gilets jaunes". Un amendement en ce sens a été adopté dans la nuit de mardi à mercredi à l'Assemblée dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2019. Cette prime représente un coût total de 33 millions d'euros. 

Adrienne Sigel