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François Fillon: "Penelope est prête à parler, mais pour l'instant je ne suis pas pour"

Penelope et François Fillon

Penelope et François Fillon - AFP

Le candidat LR à la présidentielle, François Fillon s'est exprimé dans les colonnes de Paris Match, mercredi. Soupçonné d'avoir employé ses enfants et sa femme de façon fictive, il a dit "ne pas être pour" que son épouse s'exprime dans la presse.

François Fillon est empêtré dans une affaire de soupçons d'emploi fictif depuis plusieurs mois. Sa femme aurait perçu 900.000 euros pour deux emplois présumés fictifs. L'un à l'Assemblée nationale comme attachée parlementaire, l'autre comme salariée à La Revue des deux mondes. A cela s'ajoutent 84.000 euros perçus par deux des enfants du couple, Marie et Charles. 

Et depuis les révélations du Canard Enchaîné, Penelope Fillon est restée silencieuse face à la presse. Mercredi, le candidat LR a donc annoncé que sa femme était prête à parler, mais que lui ne le souhaite pas. 

"Penelope est prête à parler, mais pour l'instant je ne suis pas pour, c'est à moi de monter en première ligne."

"Je n'ai jamais été son assistante "

Début février, Envoyé spécial diffusait une interview vidéo accordée au Sunday Telegraph. Là, attablée dans un café, elle affirmait d'une voix fluette n'avoir jamais été "assistante" de François Fillon. 

"Je n'ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre-là. Je ne m'occupe pas de sa communication"

Un témoignage qui avait mis à mal la défense du candidat LR. Depuis, François Fillon a reconnu que ces révélations peuvent "troubler" ses électeurs. Mais pour lui, ces mises en cause ont pour objectif de "voler la victoire" de la droite. Pas question alors de changer de ligne de défense.

"C’est le projet que nous représentons qui est aujourd’hui ciblé; ce sont les valeurs que nous incarnons qui sont attaquées; c’est notre victoire que l’on veut nous voler. "

Le parquet national financier a ouvert une enquête pour "détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits". L'enquête porte aussi sur les emplois comme assistants parlementaires de deux enfants du candidat à la présidentielle.
E. H.