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Les difficultés de Fillon pour organiser ses déplacements de campagne

De retour en métropole, ce mardi, après un week-end passé sur l'île de La Réunion, François Fillon continue sa campagne et compte bien multiplier les déplacements. Pourtant, les déplacements sur le terrain se compliquent pour le candidat de la droite et du centre à la présidentielle.

Continuer sa campagne et poursuivre les déplacements malgré un terrain devenu de plus en plus difficile. Tel est l'objectif de François Fillon, de retour en métropole ce mardi après un week-end passé sur l'île de La Réunion. Depuis plusieurs semaines, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle 2017 est empêtré dans des affaires d'emplois présumés fictifs qui concernent notamment sa femme, Penelope, et deux de ses enfants, Charles et Marie. Mais François Fillon l'a annoncé la semaine passée, il va "repartir sur les routes de France, tous les jours".

Tous les jours ou presque, à en croire l'agenda de l'ancien Premier ministre. Cette semaine, par exemple, seule une réunion publique mercredi soir à Compiègne, dans l'Oise, y figure. Et pour cause, les élus locaux ne se bousculent plus pour recevoir le candidat dans leur ville. Chez Les Républicains, certains se plaignent même de ne plus pouvoir faire campagne sur le terrain.

Priorité aux lieux fermés pour éviter les manifestants

Les déplacements de François Fillon sont donc organisés au jour le jour et son agenda est susceptible d'être modifié à tout moment, comme lorsque le candidat a dû annuler certaines de ses sorties à La Réunion le week-end dernier, ou à Poitiers la semaine passée. Autre nouveauté: les lieux fermés sont désormais choisis en priorité, afin d'éviter que l'ancien Premier ministre soit pris à partie par des manifestants.

À moins de 70 jours du premier tour de la présidentielle, François Fillon doit faire face à une contradiction. D'un côté, il souhaite montrer qu'il ne lâche rien et qu'il est en permanence aux côtés des Français. De l'autre, le candidat cherche tout de même à se protéger en évitant les incidents et les manifestations. Pour Thierry Arnaud, chef de notre service politique, faire campagne dans ces conditions est "impossible".

Arthur Blanquet