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Mélenchon promet d'incarner une "opposition frontale" au Parlement

Jean-Luc Mélenchon, le 23 juin 2017.

Jean-Luc Mélenchon, le 23 juin 2017. - Eric Piermont - AFP

Le nouveau député des Bouches-du-Rhône promet, dans un entretien au JDD, d'incarner une "opposition globale et frontale" au Parlement, et accuse les partis de gauche d'avoir tenté de "bloquer la percée de La France insoumise".

Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a accusé dans le Journal du Dimanche les autres partis de gauche, du PCF au PS en passant par EELV, d'avoir été complices pour "bloquer la percée" de son mouvement, et appelé à relancer la gauche autour de son programme.

"Des entre-soi juxtaposés"

"Ne focalisons pas sur l'ambiance de décomposition de la vieille gauche! Les spasmes d'agonie du PS, du PCF, d'EELV, leur échec électoral terrible et celui de leur complicité pour bloquer la percée de La France insoumise, leurs congrès respectifs, la réunion de Hamon: ce ne sont que des entre-soi juxtaposés. Laissons décanter. La vie est ailleurs", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, alors que le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé samedi son départ du PS en même temps que le lancement de son "Mouvement du 1er juillet".

Pour ce qui est de La France insoumise, "nous avons réuni 7 millions de voix à la présidentielle, bâti un mouvement de 500.000 personnes autour d'un programme, L'Avenir en commun, et formé un groupe parlementaire. Le déploiement d'une force nouvelle est en cours. Bienvenue à tout le monde pour y travailler", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

Vers une "opposition globale et frontale"

Dans cet entretien, le nouveau député des Bouches-du-Rhône promet également d'incarner une opposition déterminée au Parlement comme en dehors, notamment contre la réforme du Code du travail.

"L'opposition sera globale et frontale. Mais surtout nous serons une opposition qui argumente et propose afin de convaincre", précise-t-il, se faisant fort d'effriter la cohésion des élus du parti présidentiel de la République en marche, en faisant "changer d'avis beaucoup de députés".

"Voyez la composition sociale de ce groupe: des cadres supérieurs. Dans la vie ils donnent des ordres et n'ont pas l'habitude d'en recevoir. Donc, si on argumente, ils ne se plieront pas forcément à la discipline imposée par le Président et (le président du groupe REM à l'Assemblée) Richard Ferrand, le vrai numéro deux du régime", argumente Jean-Luc Mélenchon.

Et d'ajouter: "Nous ne lâcherons rien. Nous informerons, nous mobiliserons. S'il le faut, nous appellerons nous-mêmes à des mobilisations populaires avec la jeunesse et dans les quartiers".

A.S. avec AFP