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Comptes de campagne: Corbière dénonce un "Mélenchon bashing"

Le député LFI Alexis Corbière lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 16 janvier 2018

Le député LFI Alexis Corbière lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 16 janvier 2018 - Eric FEFERBERG / AFP

Quelques jours après le billet de blog de Jean-Luc Mélenchon dénonçant "une sorte de CIA médiatique", le député LFI Alexis Corbière a déploré les attaques répétées des médias à l'égard du parti, notamment au sujet de ses comptes de campagne.

Le député de la France Insoumise Alexis Corbière a dénoncé dimanche dans le Grand Rendez-Vous Europe1/Les Echos/CNews un "Mélenchon bashing" de plusieurs médias, notamment sur les comptes de la campagne présidentielle du parti, annonçant par ailleurs son intention de porter plainte contre Le Parisien.

Se disant "à 100%" en phase avec le billet de blog de Jean-Luc Mélenchon jugeant "juste et saine" la "haine des médias", l'élu de Seine-Saint-Denis a développé ce "sur quoi se mettent en colère Jean-Luc Mélenchon, moi, tous mes amis", notamment une "campagne de (...) certains médias pour fabriquer un problème qu'il y aurait autour du financement de notre campagne".

Outre Radio France et Le Parisien, qui se permet de faire des articles particulièrement injurieux", le député a évoqué LCI et Le Canard Enchaîné. "Tout ce 'Mélenchon bashing' a une fonction politique", a-t-il estimé, se demandant "pourquoi sont-ils si veules devant d'autres candidats et si mordants contre nous" et si ce sont "des journalistes ou des militants".

"Nos comptes de campagne sont validés"

Sur le fond, le député LFI a martelé que "nos comptes de campagne sont validés, nous avons mis sur la table toutes nos factures", "la somme de ce qui n'a pas été remboursé par la commission (nationale des comptes de campagne) est une des plus faibles par rapport aux autres candidats". "Nous sommes des gens honnêtes" et avons fait "une des campagnes les moins chères et les plus efficaces" pendant "quinze mois", a-t-il ajouté.

Sur son statut d'auto-entrepreneur et sa rémunération comme porte-parole pendant la campagne présidentielle, Alexis Corbière juge que son "honneur est sali" par l'article paru dans Le Parisien. "Pour la première fois de ma vie, je vais les attaquer en justice". 

Me.R. avec AFP