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Estrosi compare Sarkozy et Macron

Christian Estrosi.

Christian Estrosi. - BFMTV

Le maire de Nice, Christian Estrosi, était l'invité de BFMTV ce mardi soir. Bien que membre des Républicains, il a à nouveau émis un jugement positif au sujet de l'exécutif dirigé par Emmanuel Macron, allant jusqu'à esquisser un parallèle entre ce dernier et Nicolas Sarkozy sous la présidence duquel il fut ministre.

L'intervention de Christian Estrosi ce mardi soir sur notre plateau face à Ruth Elkrief ne devrait pas arranger ses affaires au sein des Républicains qui lui reprochent depuis quelques mois sa bienveillance envers Emmanuel Macron. Sur notre antenne, Christian Estrosi a loué certaines mesures prises par l'exécutif: "La durée de rétention multipliée par deux, de 45 à 90 jours ; la réduction des délais de traitement des dossiers de demande d’asile ; les reconduites à la frontière, on a eu 15% de plus en 2017", a-t-il égrené. "C’est du concret", a-t-il lancé. 

Une comparaison au détriment de Hollande 

Christian Estrosi a été secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-Mer et ministre chargé de l'Industrie sous Nicolas Sarkozy. Entre Emmanuel Macron et son ancien patron, il a tracé un parallèle... passant visiblement par-dessus François Hollande. "Dans la personnalité, il y a une réalité. Pendant cinq ans, François Hollande n’a pas été un modèle d’action sur la scène politique de notre pays, il faut le dire. Et si notre pays a vraiment reculé, c’est pendant ces cinq ans de socialisme. Sous Nicolas Sarkozy, on a résisté malgré une crise mondiale."

Est-ce à dire que Christian Estrosi est un sarkozyste macronien ou l'inverse? "Non, je m’appelle Christian Estrosi et je suis maire de Nice, et ça me suffit. J’essaie d’être objectif, de relever le courage de l’action du président de la République qui ose dire les choses", a-t-il répondu.

Une différence sépare cependant les ères Sarkozy et Macron selon le maire de Nice: les circonstances économiques. "La croissance est au rendez-vous pour mieux accompagner les initiatives du gouvernement et nous n’avons pas forcément eu cette chance sous la présidence de Nicolas Sarkozy", a-t-il déploré. 

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Nicolas Sarkozy

Robin Verner