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En gilet jaune au parlement européen et main sur l'oeil, Philippot cite les blessés des manifestations

Au Parlement européen, Florian Philippot a affirmé son appui aux protestataires français en arborant un gilet jaune. Discourant une main sur l'oeil, il a apporté son soutien aux "gueules cassées", les personnes blessées pendant les manifestations.

"C’est en soutien aux innombrables mutilés du mouvement des gilets jaunes en France que je reprends ce geste", a déclaré Florian Philippot, président du parti Les Patriotes, lundi soir au Parlement européen. Il avait alors une main posée sur un oeil, reprenant ainsi un geste des gilets jaunes en soutien aux blessés dans les manifestations.

Il égrène ensuite les prénoms qu'il a obtenu des personnes qui "ont perdu un œil en 2018, ou en 2019, en France dans des manifestations, victimes de tirs de flashballs ou de grenades". En premier lieu, il cite Jérôme Rodriguez, gravement blessé à l'oeil lors d'une manifestation des gilets jaunes fin janvier. Une enquête de l'IGPN a été ouverte à ce sujet.

Le Conseiller régional Grand-Est évoque aussi les "mâchoires cassées", "les points de suture à la tête", "les mains arrachées" et la mort d'une personne âgée de 80 ans, tuée chez elle par un tir de grenade alors qu'elle fermait ses volets, début décembre. Il les caractérise de "gueules cassées".

Sur son gilet jaune, il porte l'inscription "la flamme de Coignières 78" (Yvelines). Il était allé à la rencontre des gilets jaunes de cette ville fin décembre, "des gens bien, très bien, des Citoyens", avait-il tweeté par la suite

"Des ordres délirants, irresponsables, insensés"

Après avoir assuré qu'il exécrait les casseurs, "car ils font du tort à tous et parce qu’ils pourrissent les mobilisations sociales", Florian Philippot a refusé d'accabler la police "parce que évidemment beaucoup de policiers aimeraient eux-mêmes être gilets jaunes".

Il s'est en revanche attaqué au gouvernement, le caractérisant de "pouvoir aux abois" qui "donne des ordres délirants, irresponsables, insensés contre sa propre population (...) Un pouvoir qui a l’outrecuidance de cabosser son peuple au lieu de lui répondre et de répondre à ses justes demandes sociales et démocratiques".

Pour lui "c'est toute la violence d'un ordre financier qui s'exprime". Il finit ensuite son allocution par: "vive les gilets jaunes, vive le RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne), vive la république sociale et vive le Frexit".

Salomé Vincendon