BFMTV

Emmanuel Macron: "Marine Le Pen est un mensonge sur pattes"

Emmanuel Macron, le 21 novembre 2016.

Emmanuel Macron, le 21 novembre 2016. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

Quant à ceux qui l'accusent d'être le candidat de la mondialisation, Emmanuel Macron rétorque en reprenant un terme cher à Marine Le Pen mais également François Fillon: le patriotisme.

Face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron ne décolère pas. Le candidat d'En Marche! l'affirme dans l'émission Quotidien: "Marine Le Pen est un mensonge sur pattes".

Et de citer notamment la position de la candidate du FN à propos de l'Europe et de la mondialisation: "Ce qu'elle propose, c'est de dire: 'nous on va sortir de la mondialisation mais tous les autres pays sont des imbéciles et vont continuer à acheter français'".

"Quand Marine Le Pen va voir des agriculteurs (...) et leur dit 'moi je vais sortir de l'euro, sortir de la PAC, sortir de l'Europe'. C'est super, ça peut en rassurer certains", a jugé Emmanuel Macron. "Mais les agriculteurs, ils vendent à qui? Selon les filières, ils exportent entre 40, 50, 60%" de leur production, a argumenté cet ancien ministre de l'Economie.

Quant à ceux qui l'accusent d'être le candidat de la mondialisation, Emmanuel Macron rétorque en reprenant un terme cher à Marine Le Pen mais également François Fillon: le patriotisme. "Je suis un patriote, dans le sens où j'aime la France dans ce qu'elle a d'ouvert", affirme le candidat. "Mais je ne suis pas nationaliste. Eux sont nationalistes".

Le torchon brûle depuis plusieurs semaines

Il faut dire que, si Benoît Hamon a récemment vu dans le projet d'Emmanuel Macron "un marche-pied pour le Front national", le candidat d' "En marche!" et la prétendante à l'Elysée du FN s'opposent frontalement depuis des semaines. 

Début février, en meeting à Lyon, Emmanuel Macron s'en était pris à ceux qui "prétendent parler au nom du peuple", dans une allusion limpide au slogan de Marine Le Pen dans la campagne. "Ils ne parlent pas au nom du peuple, ils parlent au nom de leurs aigreurs. Ils ne parlent pas pour le peuple, ils parlent pour eux-mêmes, de père en fille et de fille en nièce". Quelques temps plus tard, à Nantes, Marine Le Pen s'était, quant à elle, emporté contre le candidat du "système": "Les puissances d'argent et leurs relais médiatiques prennent parti pour lui". 

Dans les premiers jours de mars, après les propos offensifs de François Fillon sur la justice et le refus de Marine Le Pen de répondre à une convocation judiciaire, Emmanuel Macron avait à nouveau croisé le fer avec la présidente du Front national l'accusant, comme le candidat du parti "Les Républicains, de "s'attaquer à l'état de droit" et de défendre un projet de "régression et de repli". L'échange d'amabilités a encore au moins un mois et demi devant lui. 

A. K.