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Mobilisation sociale: premier vrai test pour Macron

Les lycéens, qui manifestaient le 15 mars dernier, devraient rejoindre le cortège.

Les lycéens, qui manifestaient le 15 mars dernier, devraient rejoindre le cortège. - François Guillot - AFP

La journée de mobilisation contre les projets de réforme de l'exécutif aura valeur de test pour Emmanuel Macron, estime la presse.

Avec cette première journée de mobilisation dans la fonction publique, Emmanuel Macron pourrait bien être mis en difficulté: c'est ce qu'on peut lire dans la presse ce jeudi matin. 

Libération prévoit "un mouvement classique de grève dans la fonction publique qui peut, en tout cas, mettre en difficulté le gouvernement". Cette fois, Emmanuel Macron entre dans le dur", confirme Le Figaro car "avec les réformes de la SNCF et de la fonction publique, le voilà qui s'attaque à l'Everest du conservatisme français et aux derniers régiments du syndicalisme le plus radical".

Le Parisien estime toutefois qu'"après avoir imposé une réforme qui concernait la majorité des Français" avec les ordonnances sur le Code du travail, "on imagine mal la présidence reculer devant des revendications plus catégorielles".

Un remake du conflit de 1995?

"Qui arrivera à convaincre que c'est en réalité l'absence de réformes qui tue les services publics?" se demandent Les Echos. Analyse diamétralement opposée dans L'Humanité qui se réjouit de voir la "vraie gauche (...) ouvrir des perspectives qui tournent le dos au rouleau compresseur libéral". L'Opinion explique de son côté que "l'opposition parie sur l'usure. Et l'opinion publique? Jusqu'à présent bienveillante, elle pourrait finir par se retourner, comme en 1995, lassée par un conflit long".

"Pour éviter le remake de 1995", La Voix du Nord juge qu'"Emmanuel Macron doit se garder de multiplier les inquiétudes chez des Français qui n'ont pas encore bien senti les effets bénéfiques du grand ménage en cours". Une chose est sûre: "emmené par les cheminots, ce 'jeudi noir' aura valeur de test pour le gouvernement avant l'avalanche de grèves en avril et mai", analyse le Midi libre.

Pour les Dernières Nouvelles d'Alsace, ce sera "l'occasion de juger sur pièce des capacités de résistance du gouvernement". "S'il remporte ce bras de fer, la voie sera alors libre partout ailleurs", commente L'Est républicain. "Au plus bas dans les sondages, il joue là sa crédibilité pour la suite de son mandat", conclut L'Union.

A. K. avec AFP