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François Hollande reprend du service

L’ex-président de la République s’active après quelques jours de repos dans le sud de la France. Mais sur Emmanuel Macron, motus.

Que devient François Hollande? Tous les anciens présidents en ont témoigné: les jours suivant le départ de l’Elysée ne sont jamais simples. Mais il semble que le prédécesseur d’Emmanuel Macron ait trouvé matière à s'occuper ces deux dernières semaines.

Après le deuil de son frère et quelques jours passés dans le sud-est, notamment chez son ami Jean-Pierre Jouet, ex-secrétaire général de l’Elysée, François Hollande est revenu à Paris pour s’occuper de 'la France s’engage'. Une fondation d’aide aux projets innovant dont il doit prendre la tête en septembre.

Mardi, il s’est rendu à ses nouveaux bureaux de la rue de Rivoli, où BFMTV l’a questionné sur sa nouvelle vie.

'C’est beaucoup de travail, encore, pour réfléchir au pays", a-t-il lâché dans un sourire, entre deux selfies avec des badauds.

"Il est dans une envie de silence"

François Hollande a en revanche soigneusement évité de commenter les premiers pas d’Emmanuel Macron. Décryptage d’un de ses proches auprès de BFMTV:

"Il est dans une envie de silence. C’est simplement de la décence de laisser le président en exercice prendre toute sa place".

Que ce soit sur le marathon diplomatique de son successeur ou les déboires de certains de ses ministres, inutile d’attendre quelque réflexion que ce soit de François Hollande. Du moins publiquement.

"Les journalistes me regretteront"

Car en coulisses, la "bête politique" Hollande suit toujours de près la vie publique de son pays. Et ne se prive pas de donner son avis sur le nouveau pouvoir.

"Vous verrez, les journalistes me regretteront bientôt", a-t-il estimé récemment devant quelques visiteurs, selon des propos rapportés par le Canard Enchaîné. Manière de critiquer à mi-voix le rapport beaucoup plus distant d’Emmanuel Macron à la presse.

Un coup de pouce pour les législatives

Côté élections, François Hollande ne devrait pas se démultiplier sur le terrain, en dépit des nombreuses sollicitations de candidats socialistes aux législatives.

Au moins une personnalité devrait toutefois bénéficier du soutien public de l’ex-président: son fidèle Bernard Combes, maire de Tulle et l’un de ses conseillers à l’Elysée. Les deux hommes pourraient se retrouver côte à côte le 9 juin, à l’occasion de l’hommage annuel aux 99 pendus de Tulle, victimes des nazis en 1944.

Président de la République ou simple citoyen, François Hollande reste avant tout corrézien.

G. de V. avec Salhia Brakhlia