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François Hollande en Israël sur fond d'intransigeance à l'égard de l'Iran

François Hollande, ici en avril 2013, se rendra dimanche en Israël.

François Hollande, ici en avril 2013, se rendra dimanche en Israël. - -

Le chef de l'Etat est arrivé dimanche midi en Israël. Il tentera de peser dans le processus de paix, mais aussi de favoriser les liens économiques entre la France et ce pays.

François Hollande, chahuté sur le plan intérieur, est arrivé dimanche pour trois jours en Israël. Il a été accueilli à sa sortie de l'avion par son homologue israélien Shimon Peres et le Premier ministre Benyamin Netanyahu. Il se rendra également dans les territoire palestiniens.

Le chef de l'Etat espère peser sur le processus de paix alors que la France apparaît au côté des Israéliens face à l'Iran. Pour cette longue visite à l'étranger, il tentera aussi de relancer des relations économiques et commerciales jugées à Paris "guère à la hauteur de la qualité de la relation politique".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir cette semaine qu'il attendait "impatiemment" François Hollande, qualifié d'"ami proche d'Israël". Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, à la manoeuvre pour hausser le niveau d'exigences dans les négociations multilatérales avec Téhéran sur son programme nucléaire, est également très attendu. Mais l'évasion de l'otage français Francis Collomp a légèrement perturbé le programme du ministre, qui est parti immédiatement accueillir l'ingénieur au Nigeria.

Solution à deux Etats

Sur le dossier israélo-palestinien, François Hollande entend "encourager" les deux parties à réaliser les "compromis" et "efforts nécessaires" pour surmonter leurs dissensions. L'Elysée reconnaît par ailleurs que "l'engagement personnel" du secrétaire d'Etat américain John Kerry est déterminant dans les fragiles négociations de paix rouvertes il y a trois mois.

C'est cet "esprit d'encouragement et d'espoir" qu'il fera valoir, lors de ses rencontres avec les dirigeants israéliens, lundi à Ramallah avec le président palestinien Mahmoud Abbas ou mardi devant la Knesset, le Parlement israélien.

Persuadé de "l'influence" de la France dans la région, le Président, accompagné d'une demi-douzaine de ministres, plaidera pour "une solution à deux Etats" avec des garanties de sécurité pour Israël et de viabilité pour le futur pays des Palestiniens. Il devrait à nouveau dénoncer la poursuite de la colonisation juive des Territoires palestiniens qui menace les pourparlers de paix.

Des relations économiques "médiocres"

A Israël, a-t-on précisé dans l'entourage du chef d'Etat, il adressera cependant un "message d'amitié, fort et sans retenue" mais aussi de "soutien au développement économique, culturel ou scientifique et à son insertion dans la communauté internationale".

Les flux commerciaux entre les deux pays s'élevaient en 2011 à 2,3 milliards d'euros, la France n'étant que le 11ème fournisseur d'Israël. Une quarantaine de dirigeants d'entreprises comme Alstom, Arianespace ou Vinci seront du voyage, au cours duquel François Hollande, Benjamin Netanyahu et le président Shimon Peres inaugureront, mardi à Tel Aviv la 2ème Journée de l'innovation Israël-France.

Le président français multipliera les visites symboliques. Il se recueillera sur les tombes du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl et de l'ex-Premier ministre assassiné Yitzhak Rabin. Il visitera Yad Vashem, le mémorial de la Shoah, et déposera une gerbe au mausolée de Yasser Arafat, à Ramallah. Au dernier jour de sa visite, il se recueillera sur les tombes de quatre victimes de l'attentat perpétré par Mohamed Merah à l'école Ozar Hatorah de Toulouse dans le sud-ouest de la France.

M.K. avec AFP