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Déplacement en Australie: "Mon travail n’est pas de regarder la télévision", justifie Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat est arrivé en ce 1er mai en Australie pour un déplacement officiel de deux jours. Il a répondu aux critiques l'accusant de vouloir fuir la contestation sociale.

Emmanuel Macron a dit ce qu'il avait à dire sur les conflits sociaux qui minent la France et laissent désormais son Premier ministre et son gouvernement gérer les négociations. C'est en substance le message envoyé par le président de la République à sa descente de l'avion en Australie où il débute un déplacement officiel de deux jours.

A 18.000 kilomètres de Paris en ce 1er mai, jour traditionnel de défilés, le chef de l'Etat a qualifié de "très mauvaise polémique" les critiques qui lui sont adressées concernant une supposée fuite.

"Les voyages sont programmés longtemps avant, a rétorqué Emmanuel Macron. Je m’occupe en permanence de ce qu’il se passe à Paris, comme ailleurs, et vous me connaissez de tempérament, vous l’avez vu ces dernières semaines, je ne suis pas de tempérament à esquiver quoique ce soit."

Egrainant les sujets qu'il compte aborder lors de ce déplacement de deux jours, suivi d'un voyage en Nouvelle-Calédonie, comme la lutte contre le terrorisme, le réchauffement climatique ou les partenariats commerciaux, le chef de l'Etat a estimé qu'"il n’y a pas de jour férié quand on est président de la République". "Vous vouliez que je fasse quoi?, interroge-t-il. Que je reste chez moi à regarder la télévision? J’ai autre chose à faire. Je continue à travailler, les réformes continuent à être menées chaque jour et elles continueront à l’être."

Et d'insister, agacé: "Mon travail n’est pas de regarder la télévision et de commenter l’actualité. Il est d’agir pour le pays, chaque jour, partout."

J.C.