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Régionales: l'équipe Pécresse accusée de publicité illégale sur Twitter

Valérie Pécresse s'en est pris à Claude Bartolone dans un message acheté.

Valérie Pécresse s'en est pris à Claude Bartolone dans un message acheté. - Florian David - AFP

La candidate Les Républicains pour la région Ile-de-France a fait sponsoriser dimanche soir un tweet contre son adversaire Claude Bartolone. L'équipe du socialiste a saisi la commission des comptes pour cette publicité jugée illégale.

Elle voulait critiquer son adversaire et le faire savoir au plus grand nombre. Valérie Pécresse est accusé d'avoir fait sponsoriser l'un de ses tweets. En clair, elle a payé pour que l'un de ses messages critiquant ouvertement le socialiste Claude Bartolone remonte d'avantage dans la timeline de ses followers et soit donc plus visible.

Le problème, c'est que ce procédé, repéré par Metronews, est en réalité illégal. "Il est interdit de recourir, à des fins de propagande électorale, à tout procédé́ de publicité́ commerciale par voie de presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle dans les six mois précédant les six mois du premier jour du mois de l'élection, soit depuis le 1er juin 2015", est-il écrit sur le site du ministère de l'Intérieur qui encadre la tenue des élections régionales.

La "boussole" Ramadan

Par ce tweet, la candidate Les Républicains pour l'Île-de-France, entendait revenir sur les déclarations de Claude Bartolone dimanche matin sur Forum Radio J. Son adversaire socialiste s'était référé, pour évoquer la montée du salafisme dans certains quartiers, à une théorie du controversé Tariq Ramadan, spécialiste de l'Islam et professeur à l'université d'Oxford. 

Immédiatement, ses opposants se sont emparés de ses propos dénonçant la "boussole" de Claude Bartolone. D'abord, le porte-parole de Valérie Pécresse, Geoffroy Didier, s'était pourfendu de deux tweets assassins. L'un d'eux avait été repris par Valérie Pécresse quelques minutes plus tard.

La commission électorale saisie

Interrogée par Metronews, l'équipe de campagne de Valérie Pécresse parle d'"erreur personnelle" dont le montant s'élèverait à 80 euros de sponsoring. "Nous n'avons jamais boosté le compte de Valérie Pécresse même hors campagne alors qu'on pouvait le faire. On n'a pas besoin de le faire car les audiences sont déjà très hautes", déclare l'un des proches de la candidate LR au Lab.

Peu importe les justifications avancées, Luc Carvounas, le directeur de campagne de Claude Bartolone, indique qu'il va saisir en référé la commission nationale des comptes de campagne. Cette procédure s'ajoutera à la plainte que va déposer le candidat socialiste pour "diffamation" à l'encontre de Geoffroy Didier. 

La campagne de Valérie Pécresse a déjà été émaillée par une autre polémique. Début octobre, des tracts pour la candidate Les Républicains avaient été découverts dans la mairie de Lizy-sur-Ourcq en Seine-et-Marne. L'équipe de campagne de son adversaire avait indiqué vouloir saisir la justice. De son côté, Valérie Pécresse avait porté plainte contre X pour comprendre comment ces documents s'étaient retrouvés dans cette hôtel de ville. 

J.C.