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Pour Pietraszewski, Dupond-Moretti est "au meilleur endroit" dans le Pas-de-Calais pour affronter le RN

Après quelques jours de flottement autour de la candidature du ministre de la Justice pour les régionales, Eric Dupond-Moretti a finalement été investi vendredi tête de liste dans le Pas-de-Calais.

C'est un soutien de poids, presque encombrant, dans la liste de Laurent Pietraszewski. Un temps pressenti pour remplacer le secrétaire d'État chargé des retraites, actuel chef de file de la majorité présidentielle pour les régionales dans les Hauts-de-France, Éric Dupond-Moretti a finalement été investi tête de liste dans le Pas-de-Calais.

"L'arrivée d'Éric Dupond-Moretti montre bien que je ne suis pas uniquement tête de la liste LaREM, je suis tête de liste de la majorité présidentielle, dans sa diversité, dans ce que représente Éric Dupond-Moretti: la société civile", a expliqué le secrétaire d'État ce lundi, invité de BFM Lille et BFM Littoral.

Un "rempart pour la démocratie"

Le ministre de la Justice "a cet engagement au gouvernement chevillé au corps, mais aussi pour notre région et c'est pour ça qu'il s'engage", a-t-il ajouté balayant l'hypothèse d'un remplacement par Éric Dupond-Moretti: "les petites histoires parisiennes n'ont pas beaucoup d'intérêt".

Et Laurent Pietraszewski l'assure: dans le Pas-de-Calais, le garde des Sceaux est au "meilleur endroit où il peut être" pour combattre le Rassemblement national, "là où il développe ses thèses de peur et de repli sur soi".

"Nous ne pouvons pas laisser notre région basculer au Rassemblement national" a insisté le candidat LaREM, qui qualifie Eric Dupond-Moretti de "rempart pour la démocratie".

Xavier Bertrand "dévoré par son ambition personnelle"

Dès vendredi, le ministre de la Justice s'est ainsi attaqué frontalement au parti d'extrême droite lors de son premier déplacement de campagne à Loos-en-Gohelle. "Je ne veux pas chasser sur les terres du Front National (ancien nom du RN, NDLR). Je veux chasser le Front national de ces terres", a-t-il déclaré.

De son côté, Laurent Pietraszewski, crédité d'environ 10% des intentions de vote dans les derniers sondages, n'en oublie pas l'autre grand favori de cette élection: "le bassin minier (...) est un endroit où le président sortant de la région a échoué sur l'emploi, sur la santé et sur la transition écologique".

Écartant pour l'heure toute idée d'alliance au second tour, le secrétaire d'État chargé des retraites a estimé que Xavier Bertrand "est dévoré par son ambition personnelle. Tout ce qui le mobilise, c'est sa volonté d'arriver président de la République".

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions