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Une centaine de jeunes juppéistes rejoignent Emmanuel Macron

Emmanuel Macron prend la pose avec des étudiants dans la banlieue de Rennes, en septembre 2016

Emmanuel Macron prend la pose avec des étudiants dans la banlieue de Rennes, en septembre 2016 - DAMIEN MEYER / AFP

Une centaine de jeunes militants du collectif "Les Jeunes avec Juppé" ont annoncé leur ralliement au candidat du mouvement En marche!. Ils dénoncent notamment la "triple radicalisation" de François Fillon.

Après la défection de plusieurs membres du collectif "Les Jeunes avec Fillon" début mars, le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle ne pourra également plus compter sur le soutien d’une centaine de jeunes juppéistes qui ont choisi de soutenir la candidature d’Emmanuel Macron. "Compte tenu de la gravité de la situation et de la tournure inquiétante que prend cette campagne présidentielle, nous ne pouvons pas rester silencieux, apathiques ou fatalistes alors que notre avenir, celui de la France, se joue", écrivent-ils dans une tribune, diffusée sur le site de L'Obs.

Ces jeunes militants dénoncent "la triple radicalisation de François Fillon": radicalisation de son programme, radicalisation de ses propos contre la presse, la justice et ses opposants, et enfin, radicalisation de ses soutiens.

"L'espoir" Macron

Les signataires de cette tribune, parmi lesquels figurent plusieurs membres du bureau national du mouvement ainsi que de l’équipe de campagne du maire de Bordeaux, estiment ne pas se reconnaître "dans cette droite qui a fait le choix de Sens commun, d’un candidat qui ne respecte pas la parole donnée et qui a délaissé nos différentes sensibilités et emmène avec lui sa famille politique dans une impasse en prenant le risque de faire gagner le Front national".

Face à François Fillon, cette centaine de jeunes a choisi de se tourner vers le candidat du mouvement En marche !, Emmanuel Macron, qui, selon eux, est "désormais le seul candidat" à incarner "un espoir", "tout en défendant les profondes réformes dont la France a besoin". Ils estiment par ailleurs qu’il est le seul capable de "dépasser les clivages traditionnels et de se libérer des affrontements partisans stériles".

Une décision contestée par le bureau national du mouvement qui a déclaré sur Twitter qu'"il n'était pas question de rejoindre un autre candidat" et qui minimise la portée de ce soutien en raison de la faible proportion représentée par les nouveaux "Marcheurs": une centaine sur près de 3.000 jeunes avec Juppé.

Mélanie Rostagnat