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Présidentielle: où en sont les candidats dans leur course aux parrainages?

Le 17 mars prochain, les candidats à l'élection présidentielle devront avoir rendu leurs 500 parrainages nécessaires à faire valider leur candidature. Qui est en avance, qui est à la traîne?

La course aux parrainages touche bientôt à sa fin. Samedi sera publié au Journal officiel le décret de convocation des électeurs pour la présidentielle: c'est l'ouverture officielle de la période de recueil des 500 parrainages d'élus, requis pour chaque candidat. Ces derniers ont jusqu'au 17 mars pour s'assurer d'avoir réuni le nombre exact. Où en sont-ils dans leurs recherches? BFMTV fait le point.

> Ils ont passé la barre des 500

François Fillon: malgré l'affaire qui touche son épouse et ses enfants, soupçonnés d'avoir bénéficié d'emplois fictifs, le candidat LR à la présidentielle n'a eu aucun mal à recueillir ses parrainages, bien au contraire: son entourage indique qu'il en a 1600. De quoi passer sans problème l'étape du Conseil constitutionnel.

Benoît Hamon peine à donner un chiffre exact "car cela bouge tout le temps", selon ses équipes. Une certitude, le candidat socialiste a dépassé les 500 signatures: il a recueilli pour l'instant entre 650 et 700 promesses de parrainages. Par ailleurs Yannick Jadot s'est retiré de la course à son profit jeudi soir.

Jean-Luc Mélenchon l'avait annoncé publiquement au début du mois de février: il a rassemblé plus de 500 signatures – 560, précise son directeur de cabinet. On le retrouvera donc sur la ligne de départ.

> Ils continuent à chercher

Philippe Poutou: le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) n'a pas caché ses difficultés lundi, lors d'une conférence de presse. "On approche de la barre des 300 parrainages", a-t-il expliqué. "Des centaines de maires hésitent", déplore-t-il.

Bastien Faudot: la Belle alliance populaire lui a refusé la participation à la primaire de la gauche. Qu'à cela ne tienne, le candiat du MRC, a poursuivi son chemin en solitaire. Il a atteint la barre des 300 parrainages.

Jean Lassalle avait prévenu: après sa brouille avec François Bayrou, il se lançait seul en campagne. Dont acte: le député centriste a déjà réuni 480 signatures.

Rama Yade, elle, a dépassé la barre des 300 mais n'en dira pas davantage, pour "ne pas faire de comptabilité publique". "Il y a beaucoup de maires qui me disent qu'ils réfléchissent encore", confie-t-elle.

Le candidat de Nouvelle Donne Pierre Larrouturou, du Mouvement Bleu Blanc Zèbre Alexandre Jardin, Charlotte Marchandise-Franquet, Christian Troadec et l'indépendantiste polynésien Oscar Temaru ont expliqué lors d'une conférence de presse jeudi avoir "entre 150 et 300" promesses de parrainages. 

> Ils ne souhaitent pas communiquer

Est-ce le signe de difficulté, ou une simple stratégie de communication? Nombreux sont les candidats qui refusent de communiquer sur le nombre de parrainages obtenus. Emmanuel Macron le premier ne souhaite pas en dire plus sur le sujet, fait savoir son équipe. 

Le candidat de droite Henri Guaino fait savoir qu'il a "beaucoup de promesses". Seront-elles pour autant transformées en parrainages le jour J? "On verra".

Michèle Alliot-Marie, elle non plus, ne veut pas communiquer le chiffre exact. Là encore, "nous avons beaucoup de promesses orales". Mais la candidate préfère ne pas les afficher avant d'avoir davantage de promesses… écrites. "C'est plus prudent!"

Même configuration chez Nicolas Dupont-Aignan, qui se dit "plus très loin du but", et Nathalie Arthaud, candidate LO, qui se dit "confiante".

Ariane Kujawski avec le service politique.