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Présidentielle 2022: Jean-Yves Le Drian "espère qu'Emmanuel Macron va se représenter"

Le ministre des Affaires étrangères, ancien militant au Parti socialiste, pointe également la désunion de la gauche et la multiplicité des candidatures.

"J'espère qu'il va se représenter", a déclaré ce vendredi sur BFMTV-RMC le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à l'égard d'Emmanuel Macron. Un voeu qui fait écho à "l'envie" confessée par le chef de l'Etat en début de semaine face aux lecteurs du Parisien: dans cet entretien, il a aussi déclaré qu'il n'y avait "pas de faux suspense" vis-à-vis de l'élection présidentielle.

Interrogé sur son propre positionnement politique, Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de François Hollande, estime "absolument" être toujours un homme de gauche.

"J'ai passé 44 ans à militer au sein du Parti socialiste, je suis extrêmement triste de voir cette gauche en miettes", évoquant "les partis résiduels", a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Pour Le Drian, "l'électorat de gauche se retrouve chez Macron"

Sur une éventuelle candidature de Christiane Taubira, avec qui il a travaillé pendant le quinquennat de François Hollande, alors que cette dernière a indiqué jeudi en Ariège qu'elle dévoilerait sa décision "le 15 janvier au plus tard", Jean-Yves Le Drian pointe la désunion de la gauche.

"Je constate que plus il y a de candidats qui veulent rassembler, moins il y a de rassemblement, donc c'est une dérive qui est dramatique et mortifère", a cinglé l'occupant du Quai d'Orsay.

"Mais l'électorat de gauche et beaucoup de militants de gauche se retrouvent chez Emmanuel Macron", croit savoir le ministre régalien.

La social-démocratie "se retrouve" chez Macron, pour Le Drian

"Je considère que la manière qui est mise en oeuvre par le président Macron pour gérer cette crise pandémique majeure, c'est une manière de gauche, parce que finalement, c'est une espèce de New Deal qui est en train d'être mise en place, avec la nécessaire réindustrialisation, avec les plans de relance, avec l'agenda 2030 de la France de demain, avec la nécessité d'avoir des fonds de solidarité...", étaye Jean-Yves Le Drian.

"La social-démocratie, elle n'est pas morte", a-t-il poursuivi, jugeant qu'Emmanuel Macron n'est "pas que la social-démocratie, mais (que) la social-démocratie s'y retrouve".
Clarisse Martin Journaliste BFMTV