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Présidentielle

Marine Le Pen opposée à l'enseignement des langues régionales à l'école

La candidate RN Marine Le Pen en campagne à Roy (Somme) le 21 avril 2022

La candidate RN Marine Le Pen en campagne à Roy (Somme) le 21 avril 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Dans un entretien à Ouest France, la candidate du Rassemblement National Marine Le Pen affirme que l'école n'est pas le lieu pour enseigner les langues régionales. Elle préconise un enseignement en milieu périscolaire ou associatif.

La préférence nationale que vante Marine Le Pen s'applique donc aussi au sujet des langues régionales. Dans un entretien accordé à nos confrères de Ouest France, paru ce vendredi, la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle affirme sa position: seul le français doit être enseigné à l'école de la République. Exit donc les langues régionales.

"Leur apprentissage ne pose aucun problème, à condition qu'il se fasse dans le parascolaire ou le milieu associatif. Pas à l'école", explique la candidate.

Marine Le Pen concède toutefois que ces langues "font partie de notre patrimoine". Elle propose ainsi un enseignement d'histoire régionale "à raison d'une heure tous les quinze jours".

Une loi censurée

Il y a un an, le Conseil constitutionnel avait censuré la "Loi Molac" qui engageait une promotion des langues régionales. Les Sages avaient validé la prise en charge financière par les communes des élèves suivant ces cours d'apprentissage des langues régionales. Mais, ils avaient invalidé la partie concernant l'enseignement immersif lors duquel l'élève suit la majorité de ses cours dans la langue régionale. La censure concernait aussi l'emploi de signes diacritiques tel que le tilde.

Très populaire auprès des élus de régions de la majorité présidentielle, la "Loi Molac" avait été validée en avril 2021 par le Parlement avant la saisine du Conseil constitutionnel par 61 députés La République en Marche. Les autres députés de la majorité avaient accusé le ministre de l'Education Jean Michel Blanquer d'avoir piloté la saisine en vue de vider la loi.

Martin Zuber