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Emmanuel Macron a rompu avec François Hollande

Emmanuel Macron a assuré ne pas avoir de contact avec François Hollande. Sur BFMTV, il s'en est également pris aux programmes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.

Emmanuel Macron, quelques minutes avant le début de son meeting à Pau ce mercredi, a confié à Ruth Elkrief qu'il "n'a pas de contact avec le président de la République". Sur BFMTV, le candidat d'"En Marche!" a assuré que François Hollande ne pouvait donc pas le conseiller et qu'il n'avait aucune influence sur sa campagne.

"Je ne lui parle pas. […] J'ai du respect pour l'homme et la fonction, mais il y a eu une rupture quand j'ai quitté le gouvernement, que j'ai monté mon mouvement et que j'ai décidé d'être candidat", a déclaré Emmanuel Macron.

Ce dernier a également affirmé "être incapable de dire" si la sortie de François Hollande, qui appelle au renouvellement de la classe politique en s'en prenant à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. "Cela veut dire qu'il pense à quelqu'un d'autre que lui, c'est pour ça qu'il a décidé de ne pas y aller, et je ne pense pas qu'il ait en tête des gens depuis longtemps dans la vie politique", a lancé l'ancien ministre de l'Économie.

Les propositions de Jean-Luc Mélenchon "pas réalistes ni souhaitables"

Emmanuel Macron a également évoqué sur sa sortie à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon, qui "était déjà sénateur quand il était au collège". "Ce n'était pas une critique sur l'âge, mais sur le renouvellement", s'est-il justifié avant d'attaquer le programme du candidat de la France insoumise.

"Je regarde les solutions qu'il propose, elles ne me paraissent ni réalistes ni souhaitables", a indiqué le candidat d'"En Marche!". Selon lui, ses positions économiques entraîneront "une hausse d'impôts massive de plus de 100 milliards d'euros". "En matière internationale, ce qu'il propose comme étant la paix est le désarmement face au terrorisme", a-t-il ajouté.

L'ancien ministre de l'Économie juge également que le programme de Marine Le Pen "n'apporte pas de solutions" et que le nationalisme souhaité par la candidate du Front national "ne protège pas".

"Je veux une Europe qui protège sur le plan économique, sur le plan numérique, sur l'immigration, sur la défense, et c'est ce projet que je porterai. C'est plus d'Europe, mieux d'Europe, une Europe qui protège vraiment et pas qui laisse faire", a lancé Emmanuel Macron.

"J'ai mon parcours, et celui-ci est proche des gens"

Le candidat d'"En Marche!", souvent qualifié de "hors-sol" vu qu'il n'a jamais été élu, s'est vendu comme quelqu'un de "proche des gens".

"Moi j'aime les gens, beaucoup plus que certaines personnes élues depuis des décennies. Je ne suis pas du système politique classique, car je considère que pour accéder à la fonction présidentielle il faut se présenter, il n'y a pas de cursus. Si je n'aimais pas les gens, je ne ferai pas ce que je fais. L'empathie, je l'ai, très profondément", a affirmé Emmanuel Macron.

Il a notamment avancé qu'il mettrait en place, s'il est élu, la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des citoyens français ou une plus grande justice sociale. "Tout ça, c'est pour parler à la France qui va moins bien. Si je devais parler à la France qui va bien, j'aurai le programme de François Fillon", a-t-il conclu.

Florian Huvier