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Marine Le Pen s'attaque au programme "marche ou crève" d'Emmanuel Macron

Marine Le Pen a mené une charge frontale contre Emmanuel Macron lors de son meeting à Villepinte ce lundi, le présentant comme le "poulain de François Hollande".

Marine Le Pen tenait ce lundi à Villepinte (Seine-Saint-Denis) une grande démonstration de force avant le débat de l'entre-deux tours mercredi soir. Un nouveau meeting de campagne qui se tient aussi un jour symbolique, le 1er mai, quinze ans après les grandes manifestations contre le Front national. 

Elle a d'emblée attaqué son adversaire, Emmanuel Macron, lui demandant notamment de révéler le nom du chef du gouvernement qu'il choisirait en cas de victoire.

"Mon adversaire n’ose pas dire qui il nommera, sans doute pour ne pas effrayer les Français. Imaginez que Laurence Parisot soit confirmée à ce poste. Eh bien je lui demande de dire la vérité, qui sera son Premier ministre? (...) A quelle sauce les Français seront mangés?"

"Le candidat sortant"

La candidate en congé de la présidence du Front national a par ailleurs largement dénoncé un adversaire "soutenu tous les jours par M. Hollande (...), parfois plusieurs fois par jour. François Hollande veut nous imposer son poulain", a-t-elle lancé à l'assemblée.

"M. Macron est le candidat sortant", a insisté Marine Le Pen. "Emmanuel Macron, c'est François Hollande qui veut rester, (...) c'est François Hollande qui continuera à choisir la politique économique".

Elle a aussi largement critiqué le projet du candidat d'En Marche!, dénonçant "une négation de la démocratie, un 49.3 renforcé."

"Le projet Macron porte atteinte à la liberté, avec une conception extrémiste de l'Union Européenne, qui ne se conçoit qu'en rabaissant la France, en la livrant à la submersion migratoire", a-t-elle continué. 

"Sa philosophie, c'est en marche ou crève", a ironisé la candidate. "En marche vers plus de mondialisation, de chômage, de précarité, (...) vers une déréglementation de toutes les professions."

"L'adversaire du peuple français, c'est toujours la finance"

Elle s'est aussi attaqué au "monde de la finance": "Aujourd'hui, l'adversaire du peuple français, c'est toujours le monde de la finance. Cette fois-ci, il a un nom, il a un visage, il a un parti et il présente sa candidature, (...) il s'appelle Emmanuel Macron".

Marine Le Pen a incité le public à "faire barrage à la finance, à l'arrogance, à l'argent-roi" et aux "revenants" le 7 mai, critiquant son absence de mandat.

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Marine Le Pen

Liv Audigane