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Devant les juges, Alexandre Benalla contre-attaque et accuse un haut-fonctionnaire

Alexandre Benalla - Image d'illustration

Alexandre Benalla - Image d'illustration - Bertrand GUAY / AFP

Un inspecteur général proche du ministère de l'intérieur est particulièrement visé.

Alexandre Benalla, ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron à l'Elysée, n'est pas décidé à se taire. Entendu le 5 octobre dernier par les juges Carine Rosso, Aïda Traore et Emmanuelle Gendre, il a, selon Le Journal du Dimanche qui a pu consulter des documents du Monde, pointé du doigt plusieurs hauts fonctionnaires lors de son audition.

Pour lui, les événements du 1er mai place de Contrescarpe auraient uniquement dû provoquer la saisie "du parquet en vue de l'ouverture d'une enquête préliminaire". Au contraire, toujours selon Benalla, les faits ont été livrés à la presse par "un haut-fonctionnaire du ministère de l'intérieur au grade d'inspecteur général".

En filigrane, il estime que sa proximité avec le président de la République et sa nouvelle place dans l'organisme de l'Elysée "agaçait policiers et gendarmes". 

"J'aurais eu une médaille"

Ce haut-fonctionnaire, don le nom n'a pas été communiqué, n'est pas le seul visé par les accusations. Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris, est quant à lui accusé de "déclarations mensongère". Interrogé par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale, il avait contredit Benalla et expliqué ignorer sa présence avec les policiers le 1er mai: 

"Il y a bien eu un déjeuner avec le général Eric Bio Farina (commandant militaire de l'Elysée, NDLR) où il m'a dit 'tu viens toujours le 1er mai?'(...) Il était parfaitement au courant."

Provocateur, Alexandre Benalla conclut avec une ultime pirouette:

"Si cette affaire était sortie à ce moment-là (au moment du 1er mai), il n'y aurait jamais eu d'affaire (...) A ce moment-là, j'aurais eu une médaille."
Hugo Septier