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De la défaite en 2012 à la candidature de 2016, le retour express de Sarkozy

Il avait assuré qu'il quitterait la politique en cas d'échec en 2012. Pourtant, l'ex-chef de l'Etat est bien revenu, reprenant les commandes de l'UMP et la mutant en un nouveau parti, Les Républicains. Il a franchi un nouveau cap lundi en officialisant sa candidature à la présidentielle, via la primaire de la droite et du centre.

Le (faux) suspense a pris fin lundi. Revenu en politique à l'automne 2014 pour reprendre le parti UMP, Nicolas Sarkozy a annoncé lundi sa candidature à la primaire de la droite en vue de 2017 dans un nouveau livre, Tout pour la France. Un retour étape par étape pour ce grand fan de cyclisme et du Tour de France.

Il avait assuré qu'il quitterait la politique, mais est vite revenu

En 2012, il avait assuré qu'il quitterait la politique en cas d"échec à la présidentielle. Et pourtant, défait par François Hollande, l'ex-chef d'Etat est bel est bien revenu. Annoncé, son retour a même été précipité. Mis en examen en juillet l’été 2014, Nicolas Sarkozy annonce sa candidature à l’UMP - un parti alors plombé par la guerre Copé-Fillon, une dette abyssale et l'affaire Bygmalion - quelques semaines plus tard sur Facebook.

"Je suis candidat à la présidence de ma famille politique", écrit-il dans un post sur le réseau social.

Lors de son premier meeting, à Lambersart, il dévoile sa feuille de route.

"Je rassemblerai une équipe nouvelle. J’écouterai chacun, nous débattrons de façon approfondie, aussi souvent qu’il le faudra. Nous voterons, et une fois la décision prise, je veillerai à ce qu’elle soit appliquée et respectée", explique-t-il. Et de promettre: "Il y aura des primaires."

Il reprend les rênes de l'UMP

Quelques mois plus tard, il remporte la présidence de l’UMP. Mais son résultat s’avère décevant face à Bruno Le Maire.

"M. Nicolas Sarkozy: 100.159 voix soit 64,5% des suffrages", indique Anne Levade, présidente de la haute autorité de l’UMP à l’issue du scrutin.

Les premiers mois sont difficiles. Quand Nicolas Sarkozy décroche dans les sondages, même auprès des sympathisants de droite, Alain Juppé, lui, s’envole. Leurs relations se dégradent rapidement.

"Certains d’entre vous me sifflent, certains. Ça me fait de la peine mais ça ne change pas ma détermination", prévient Alain Juppé. "C’est plus facile d’être sur le trottoir et de parler à quelques journalistes. C’est moins facile d’être au milieu des siens", reconnaît Nicolas Sarkozy.

Entre-temps, l’UMP devenue Les Républicains engrange les succès électoraux: les départementales, en mars 2015, puis les régionales la même année.

Opération reconquête de l'Elysée

Sa nouvelle mise en examen dans l’affaire Bygmalion n’y change rien: Nicolas Sarkozy accélère. Un livre, un comité de soutien et plus récemment un QG... 

"Quand vous êtes candidat comme lui en tant qu'ancien président de la République à la présidence de l'UMP, dans la foulée, vous êtes aussi candidat à l'élection présidentielle", affirme en 2014 son ancien conseiller Franck Louvrier.

C’est désormais chose faite. Nicolas Sarkozy annonce sa candidature dans Tout pour la FranceUn ouvrage qu'il espère être le "point de départ" vers la reconquête de l'Elysée.

V.R. avec Neila Latrous