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Reconfinement, couvre-feu: le gouvernement avance sur une ligne de crête

Selon nos informations, l'exécutif estime qu'un troisième confinement est "l'hypothèse la plus probable" pour freiner la propagation de l'épidémie, qui repart à la hausse depuis le 9 janvier. Mais il fait tout pour l'éviter.

Alors que les chiffres des contaminations et des hospitalisations sont en hausse constante depuis le 9 janvier, avec 23.292 cas positifs recensés en 24 heures vendredi, la mise en place d'un troisième confinement semble inéluctable. Selon nos informations, dans l'entourage du Premier ministre, on assure en effet que c'est "l'hypothèse la plus probable". Mais rien n'est acté, précisent plusieurs sources gouvernementales consultées par BFMTV, pour qui l'objectif est bien de tout faire pour éviter un troisième confinement en France.

"On est sur une ligne de crête", nous confient ces sources, pour qui les prochains jours vont s'avérer cruciaux. Les éventuelles nouvelles restrictions et leurs modalités pratiques dépendent de deux facteurs: les effets du couvre-feu à 18 heures, généralisé à l'ensemble du territoire depuis le 16 janvier, et la propagation du variant britannique, considéré comme plus contagieux.

"Tout va se jouer dans les deux semaines qui viennent", indiquent à BFMTV des sources au sein de l'exécutif.

>> EN DIRECT - Covid-19: un troisième confinement de plus en plus probable en France

Les scénarios envisagés

Plusieurs scénarios se dessinent. Si le couvre-feu dans sa forme actuelle apporte des résultats satisfaisants, il pourrait être maintenu tel quel.

Mais si ce dernier ne porte pas ses fruits, alors le reconfinement pourrait être acté rapidement, sans doute lors du Conseil de défense de mercredi. Ce nouveau confinement serait probablement du même type, c'est à dire "allégé", comme celui décrété en novembre avec la fermeture des commerces non-essentiels mais le maintien de l'ouverture des établissements scolaires.

Le troisième scénario, le plus pessimiste, serait lié à une flambée des contaminations liées à la propagation du variant britannique sur le territoire français. Là, le gouvernement n'aurait d'autre choix que de mettre un place un confinement semblable à celui que nous avons vécu au printemps dernier, et qui impliquerait notamment la fermeture des écoles. Toujours selon plusieurs sources gouvernementales consultées par BFMTV, ce n'est pas l'hypothèse qui tient la corde pour l'heure, "une approche locale" étant aussi à l'étude.

dossier :

Reconfinement

Nicolas Prissette, avec Mélanie Rostagnat